Jean-Baptiste Bouché

Élements biographiques

Jean-Baptiste Bouché Hérie, par J.-B. Bouché, de Cluny (1847)

Il dit qu'il n'y a plus d'espoir pour nous : je ne le sens que trop, loin de toi, la joie ne trouvera plus de place dans mon coeur, le chagrin le remplira tout entier; il n'en sortira qu'avec ma vie ! — En ce moment, la lune laissa tomber sur la vallée comme un regard caressant et consolateur. — Calme-toi, mon ami, te dis-je; vois ce trait de lumière! c'est un rayon d'espérance! Ayons foi dans l'avenir... Dieu est juste, il compatira à nos peines!
Source : Gallica

Jean-Baptiste Bouché Hérie, par J.-B. Bouché, de Cluny (1847)

Vive mon Empereur ! s'écria Marengo ; je suis bien sûr que vous ne ferez pas, vous, comme ces traîtres de Saxons à Leipsick!...
Ici l'invalide fut interrompu par le bruit de la porte qui s'ouvrit, et l'apparition de Marie, qui vint placer en face de nous deux tasses d'un moka brûlant, dont le parfum remplit dans un moment la chambre où nous étions. Mon amphitryon fut au comble de la joie quand il vit la charmante fille poser sur la table un petit flacon de cognac et deux vers à pied d'un cristal des plus purs.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Bouché Hérie, par J.-B. Bouché, de Cluny (1847)

Le monde qui l'offre à ma vanité, à mon ambition, ne songe pas que je puisse l'épouser par amour, aussi m'enlèverait-il bientôt la ravissante idole près de laquelle il aimerait à faire fumer son encens menteur : je serais moins l'époux de ma femme que le dernier de ses complaisants. Le ciel qui éclairerait une telle union, si resplendissant qu'il fût, serait toujours pâle. Cet univers si radieux ne serait qu'une prison plus grande dont l'air m'étoufferait, et où le désespoir me conduirait au tombeau. Avec Marie, au contraire, un coin de terre, c'est le monde et son soleil éternel !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature