“ L’hôtesse de la Ville de Metz à Sainte-Menehould est une jeune fille de quinze à seize ans qui est partout et qui mène merveilleusement cette grosse machine, tout en touchant par moments du piano. L’hôte son père — est-ce une exception ? — est un fort brave homme. Somme toute, c’est une auberge excellente. Hier donc, comme je vous l’écrivais au commencement de ma lettre, j’ai quitté Sainte-Menehould. De Sainte-Menehould à Clermont, la route est ravissante. Un verger continuel. ”
Sainte-Menehould
Définition et enjeux
Sainte-Menehould, commune française du département de la Marne, est un lieu marqué par son histoire médiévale et ses paysages de l'Argonne. Ancienne sous-préfecture, elle a connu des destins mouvementés, de l'incendie de 1719 à l'épisode de la Fuite à Varennes.
Victor Hugo évoque son charme pittoresque, tandis qu'Ernest Beauguitte rapporte son tragique incinération. Les textes religieux célèbrent sainte Ménehould comme modèle de dévotion. Ce mélange de géographie, d'événements et de récits en fait un lieu à la croisée des histoires locales et nationales.
Citations sur “Sainte-Menehould”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Sainte Ménehould, qui avez été fidèle à rendre à Dieu les vœux que vos lèvres avaient prononcés, priez pour nous. Sainte Ménehould , qui n'avez embrassé la virginité que pour vous occuper plus librement du soin de ce qui regarde Dieu, priez pour nous. Sainte Ménehould, qui, dans cet état de la virginité, n'avez travaillé qu'à vous rendre sainte de corps et d'esprit, priez pour nous. Sainte Ménehould, qui avez imité sur la terre la vie et la pureté des anges, priez pour nous. ”
Victor Hugo,
En voyage, tome I
“ Les étoiles brillaient quand j’arrivai à Sainte-Menehould. Sainte-Menehould est une assez pittoresque petite ville, répandue à plaisir sur la pente d’une colline fort verte, surmontée de grands arbres. J’ai vu à Sainte-Menehould une belle chose, c’est la cuisine de l’hôtel de Metz. C’est là une vraie cuisine. Une salle immense. Un des murs occupé par les cuivres, l’autre par les faïences. ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Sainte Ménehould, qui vous regardiez comme la dernière dans la maison du Seigneur, priez pour nous. Seigneur, soyez-nous favorable, pardonneznous, Seigneur. Seigneur, soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur. Quoique nous soyons pécheurs, nous vous en supplions, Seigneur, exaucez-nous. Seigneur, faites-nous la grâce d'être humbles et doux à votre exemple; nous vous en prions, exaucez-nous. Seigneur, détournez nos yeux, afin qu'ils ne s'arrêtent jamais sur ce qui n'est que vanité et mensonge; nous vous en prions, exaucez-nous. ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Sainte Ménehould, la plus ieune de toutes ses sœurs, ne leur survécut que pour retracer leurs vertus et les surpasser en sainteté. Rien n'égalait sa profonde humilité, sa douceur, sa charité, sa pureté inviolable, son entier détache- ment de toutes les choses créées : on ne pouvait la voir, l'entendre, sans en devenir meilleur, sans se sentir touché d'un vif désir de l'imiter. Unie à Dieu par une prière continuelle (1) , la vivacité de son amour lui taisait endurer une sorte de martyre. ”
Gédéon Tallemant des Réaux,
Les Historiettes
“ La cour vint une fois à Sainte-Menehould : il en part. Comme il fut à vingt lieues de là, il s’avisa qu’il avoit laissé cette histoire et autres pareilles dans un cabinet d’ébène en cette chambre. Il jure et peste. ”
Ernest Beauguitte, L'âme meusienne (1904)
“ Sainte-Ménehould , en effet , fut détruit tout entier , le 7 août 1719 , par un incendie . Le feu , allumé , dit -on , parla foudre , consuma huit cents habitations , et son ardeur était si grande , au témoignage même du curé-doyen de Sainte-Ménehould à cette époque , M. Le Chartreux , que « l' on vit l' eau bouillir comme si elle eût été sur un fourneau , et que l' on en tira du poisson cuit suffisamment ( 1 ) . » Avant de nous enfoncer profondément dans l' Argonne , il faut parler de Valmy , un petit village à deux lieues de Sainte-Ménehould . ”
Ernest Beauguitte, L'âme meusienne (1904)
“ En ce lieu aride , qu' ombragent de maigres bouquets d' arbres , mais d' où l' on découvre , du côté de Sainte-Ménehould , l' horizon enchanteur de l' Argonne , on a ( 1 ) Sainte-Ménehould , – on prononce Ménou , – tire son nom de Ménehould ou Ménechilde , une des sept filles de Sigmar , gouverneur de cette province du Perthois dont Château-sur - Aisne ( aujourd'hui Sainte-Ménehould ) était la forteresse frontière . Ménehould venait souvent à Château - sur - Aisne avec son père et soignait les malades qui la considéraient comme leur ange tutélaire . ”
Livre des vassaux du comté de Champagne et de Brie… (1869)
“ Houdouin de Walescort, 1655, 2295. Houdouin de Wassi, 2306. Houës de Linnieres, 3038. Hourri, voir Ourri. Huart Moters, 2013. Huart de Sainte-Maneult ou de Sivri, 1778, 1807. Huard était probablement fils d'Aubert de Sainte-Menehould, puisqu'une charte de 1209 le désigne comme frère de Bertrand, auquel il donna son consentement pour une vente faite à la comtesse Blanche (E. de B., Dioc. anc. de Ch., II, 152) . En 1218, il vendit à l'abbaye de Châtrices une rente de grain sur la dime de Sainte-Menehould et lui donna un droit de pâture dans le bois de Sivry (Cat. des actes, n° 1162) . ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Elle veut demeurer dans la solitude, et là elle sert Dieu, elle se sanctifie, elle gagne le ciel. Ainsi donc l'humble état que nous professons n'est point un obstacle au salut. Rien ne nous empêche de nous sanctifier nous-mêmes. Il suffit pour cela que nous soyons les imitateurs de sainte Ménehould dans le service de Dieu, dans la 1 fidélité à tous les devoirs que prescrit la religion. Cessons de regarder avec le monde cette obligation comme impossible. ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Elevée dans la religion chrétienne, qui était celle de ses père eli mère, Ménehould vivait saintement. Elle s'occupait ordinairement à filer au fuseau, de la laine, et se plaisait à faire quelques ouvrages pour l'habillement des pauvres et l'ornement des autels. Elle consacrait ses autres moments à la prière, à visiter les malades et à leur administrer des secours ”
Paul Lacroix,
Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789
(1861)
“ Les pourparlers enfantèrent le traité de Sainte-Menehould, ainsi nommé d'une petite ville sur la frontière de Champagne : il fut signé le 15 mai ; traité mal digéré, qui laissa subsister toutes les prétentions des mécontents, et ajouta même à leur état des dignités et des gratifications, sans qu'il fût question du soulagement des peuples, que leurs manifestes avaient si solennellement promis de procurer ; on donna seulement des espérances que les états généraux y pourvoiraient, et la reine s'engagea de les convoquer. ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Une année, Sygmare mena avec lui Ménehould à Château-sur-Aisne, plus tard appelé Ville de Sainte-Ménehould, lieu compris dans le gouvernement du Perthois, dont il formait les limites de ce côté. Elle y séjourna quelque temps. Les vastes marais qui entouraient le château, au milieu desquels la bourgade était en partie construite, rendaient le ̃ pays malsain. Ses habitants se voyaient souvent en proie à des maladies pestilentielles, occasionnées par des exhalaisons que répandaient ces lieux infect, et par le défaut de circulation de l'air trop concentré à cause des bois environnants. ”
G. Lenotre,
Revue des Deux Mondes
“ Tandis que les bourgeois s’ameutent dans les rues, la municipalité décide de dépêcher immédiatement sur la route de Sainte-Menehould un exprès porteur d’une copie authentiquée des pouvoirs de Bayon qui se défend d’aller plus loin sans prendre quelques heures de repos. On court à la poste, on en ramène Viet. Qu’avait-il vu ? Que s’était-il passé au moment du relais ? Afin d’éluder les questions trop précises, le maître de poste montre un grand zèle. Il s’offre à porter lui-même la nouvelle à Sainte-Menehould, on l’acclame : vite une copie est faite du texte dicté par Lafayette. ”
Théophile Lavallée, Géographie physique, historique et militaire… (1858)
“ Ses bords sont riches en pâturages et assez peuplés; mais , dans son intérieur, il présente une complication d'escarpements, de ravins, d'étangs, de bois, à travers lesquels courent un petit nombre de routes, célèbres en 1792 : 1 ° de Verdun par Clermont-en-Argonne et Sainte-Menehould à Châlons : c'est la route de Metz et de Mayence, et elle traverse entre Clermont et Sainte-Menehould le défilé des Islettes; en avant de Sainte-Menehould est la position de VALMY ; 2° de Dun par Varennes à Sainte-Menehould : c'est le défilé de la Chalade ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Les déserts s'embelliront et deviendront fertiles, rçl. Et les collines tressailleront d'allégresse. PRIÈRE. 0 mon Dieu, qui avez conduit sainte Ménehould dans la solitude, tout près de nous pour la préserver des dangers du monde el lui parler au cœur, faites, par sa bienveillante et puissante intercession, que nous nous - retirions souvent dans le secret de notre oratoire ou aux pieds de vos saints autels, poui y entendre mieux votre voix, dans le recueil lement de notre esprit et le silence de nos passions. ”
G. Lenotre,
Revue des Deux Mondes
“ A Sainte-Menehould, Louis XVI, ramené prisonnier de Varennes, a pris un bouillon dans cette écuelle, le 21 (sic) juin 1791. Cette écuelle appartenait en 1891 à Mme Colson, Annales de l’enregistrement, 1891 Article de M. Tausserat. ↑ État des dépenses : « A la municipalité de Sainte-Menehould, et municipalités voisines, pour dépenses du repas de la famille royale, leur suite, la garde nationale, et approvisionnement de munitions de guerre, 3 697 livres, 17 s. 5 d. » ↑ Une chose, véritablement étonnante sur certains points, c’est l’infidélité des souvenirs des spectateurs mêmes du drame. ”
Liste générale par département… (1817-1818)
“ Mathieu, direct, des droits réunis, Mauclere jeune , adjoint de maire à Sainte-Menehould. Monnier, profess. de grammaire. Moussé, à Dormans, Pasquier (François) , propriétaire à Sainte-Menehould, Pellerin (Mme ve) , à Sainte-Menehould,. Petit (Mme ve) , propriét. à SainteMenehould. Prin, à Dormans. Reignier, receveur principal des. droits réunis. Rousseau, à Dormans. Ruinard de Brimont, député. Sein, receveur général. Serrurier aînée (Mme) , à. Sainte-. Menehould. Signeville (Dumont de) , membre du conseil général, à Vitry, Souscripteurs (divers) non dénommes. ”
Souvenir historique de sainte Ménehould… (1866)
“ Son précieux corps, inhumé dans l'église de ce village, y reposa jusqu'en 866, époque où il fut transporté avec pompe au monastère de SaintUrbain , par les soins d'Erchenraus, 32e évêque de Châlons. Longtemps après, le 14 octobre 1380, sous Archambaud, aussi évêque de Châlons, un bras et une côte de la sainte furent donnés à la ville qui s'enorgueillit de porter son nom, en Champagne. Toujours il est resté à Bienville un os, probablement du bras de sa bienheureuse patronne. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits contemporains/Tome 1
“ Quoi qu’il en soit, M. de La Mennais, à nos yeux, n’est plus l’homme qui se distinguait entre tous ceux du siècle par un caractère singulier d’autorité et de foi ; il est beaucoup plus du siècle, beaucoup moins prêtre, et beaucoup plus écrivain et poëte que nous n’avions cru le voir. ”
Louis Persigan, Vie de saint Ménelé : avec un abrégé de la vie de saint Savinien… (1877)
“ Quand Ménelé entreprit de quitter la maison paternelle, Savinien fut son confident qui partagea ses cruelles alarmes ; il consentit à l'accompagner partout, et à embrasser la même carrière. Depuis leur fuite précipitée des Parillés, Ménelé et Savinien vécurent toujours dans la plus sainte intimité. Dans l'exécution de ses entreprises, saint Ménelé se reposait sur la sagesse de cet autre lui-même. Dans la reconstruction du monastère de Menât, c'est Savinien qui est l'homme de sa droite. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Voilà ce qui, avec une admirable force de logique, une grande chaleur d’imagination et une pratique continuelle et courageuse de liberté que s’arrogeait l’écrivain à titre de prêtre, voilà ce qui, pour toute mémoire qui n’est pas oblitérée, marque le rôle de M. de La Mennais jusqu’en juillet 1830. Juillet éclate, et l’abîme est franchi. Le grand cœur de M. de La Mennais redouble de flammes, mais il semble que son esprit s’est éclairé dans l’orage. Prêtre austère, ame de génie, il a gardé sous ses cheveux gris tous ses trésors de foi et de jeunesse. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Vis-à-vis du Saint-Siége, M. de La Mennais est resté soumis, docile et pleinement adhérent en matière de foi ; mais il a cessé de l’invoquer directement pour l’œuvre temporelle ; on sent qu’il n’en espère plus une effusion prochaine de doctrine qui descende sur le siècle. En face des gouvernemens, il est resté moins pénétré d’estime que jamais ; il a mesuré plus à nu leur égoïsme borné et leur absolue résistance à l’esprit. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Portraits contemporains/Tome 1
“ Quoi qu’il en soit, cette indifférence du siècle se révéla comme fait capital à M. de La Mennais, et il résolut de la contrarier par toutes les faces, de secouer de terre sa lâcheté assoupie, de l’insulter dans l’arène, comme on fait au buffle stupide, de la toucher au flanc de la pointe de cette lance trempée au sang du Christ. C’était mieux présumer d’elle qu’elle ne méritait : le succès ne fut pas ce qu’il devait être. Il y eut pourtant une vive sensation, comme on dit, mais stérile chez la plupart, et le nom de M. de La Mennais est resté pour eux un épouvantail ou une énigme. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ Les hommes dont nous parlons pourront donc sourire en relisant ce passage de M. de La Mennais ; mais lui-même aussi ne peut-il pas le leur redire en face à la plupart, le leur rétorquer à bout portant ? C’est le cas de répéter avec M. de Maistre : il n’y a rien de si difficile que de n’être qu’un. Hâtons-nous de le dire : la supériorité que garde M. de La Mennais sur la plupart de ces hommes, est grande encore ; elle réside, non plus dans la foi, non plus dans l’ascendant de la position ; il est désormais en plaine comme nous tous ”
André-François-Joseph Borel d'Hauterive, Preuves de l'histoire de la maison de Menou (1852)
“ Nicolas de Menou, de Menoto, chevalier, fut témoin de l'hommage rendu à Paris, dans le grand palais, par Robert de Meslay, frère de Guillaume, vidame de Chartres, pour des terres sises à Saint-Georges sur Eure, qu'il tenait de feu Guillaume de Lessart; le mardi de l'Annonciation après la sainte Vierge, 1313. Autres témoins : Jean de Galande, le seigneur de Bernay et autres. (Cartulaire de l'évêché de Chartres, livre noir, f° 349.) ”
Gabriel-Désiré Laverdant, Les renaissances de Don Juan : histoire morale du théâtre moderne… (1864)
“ Sainte-Beuve était donc mieux illuminé que de l'huile attique, le jour où, à la lueur du seul saint Matthieu, du haut de la montagne du Constitutionnel, adressant son meilleur sermon à notre bas-empire édifié, il confessait que la morale évangélique est « non point le développement, mais à certains égards le contraire de la morale grecque et romaine. » Et Louis Ménard est un coeur trop doux et un esprit trop délié pour ne pas sentir et comprendre que la moralité de Ménélas et d'Agamemnon n'est pas celle de Joseph et de Jésus. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Causeries du lundi
“ M. de La Mennais, malgré des passions que ses amis regrettent, a été bien plus naïf, plus simple et plus entraîné. De lui on peut dire tout ce qu’on voudra, mais non pas qu’il est un homme calculé. Au moment de sa transformation démocratique, après les Paroles d’un Croyant, il est allé à Béranger comme un auxiliaire, comme un enfant plein de ferveur, pour le voir et pour causer, et Béranger, par son charme, l’a séduit. ”
Louis Persigan, Vie de saint Ménelé : avec un abrégé de la vie de saint Savinien… (1877)
“ Le silènce, la solitude, la prière, l'humilité, l'obéissance en étaient comme le fondement. Le lendemain un nouvel hôte parait à Menât. C'est l'évêque de Clermont. La réputation de Ménelé, ses œuvres, l'ont déterminé à l'honorer de sa visite. La sainteté aime ce qu'elle aime. A la prière de saint Chaffre, Ménelé a les cheveux coupés, de la main de l'illustre prélat, et est admis dans la cléricature. Ce qui ne veut pas dire qu'il fut ordonné prêtre, mais seulement qu'il fut fait moine ou abbé. ”
Louis Persigan, Vie de saint Ménelé : avec un abrégé de la vie de saint Savinien… (1877)
“ Nous sommes loin de vouloir certifier, sur tout point, l'exactitude des légendes du moyen âge, de ses pieuses traditions. Un faux zèle a pu altérer, embellir certains faits : s'il ne faut pas tout accueillir sans discernement, il ne serait pas juste non plus de tout repousser avec mépris et dédain. La légende de saint Ménelé, que nous allons raconter, a été extraite d'un vieux manuscrit trouvé autrefois dans les archives du monastère de Ménat en Auvergne. ”
Sainte-Beuve,
Revue des Deux Mondes
“ D’ailleurs, le christianisme antérieur qui s’en déduisait, renversait tous leurs préjugés sur le dogme catholique, dont, en effet la plus large idée à nous, fils du siècle, nous était venue la veille par les conférences de Saint-Sulpice. Ils envisagèrent donc M. de La Mennais comme un novateur audacieux en religion, un hérétique sans le savoir ; et, au point de vue philosophique, comme ruinant toute certitude individuelle sous prétexte de fonder celle du genre humain. ”
