François de La Mennais

Définition et enjeux

Portrait de François Duine François Duine La Mennais : sa vie, ses idées… (1922)

La Mennais avait quitté La Chênaie vers la fin du mois de mai 1836, pour venir à Paris, — où il aura désormais son domicile jusqu'à sa mort. Dans la fin de l'année, il imprima le catalogue de sa riche bibliothèque ; il désirait la vendre par besoin d'argent. Pour tracer une ligne de démarcation entre son passé et sa vie nouvelle, une ligne visible aux yeux de tous, il abandonna, en 1837, la particule de son nom, et signa Lamennais en un seul mot. L'abbé ne veut plus être que le moraliste, le philosophe, le polémiste, de la démocratie.
Source : Gallica

Portrait de François Duine François Duine La Mennais : sa vie, ses idées… (1922)

Un droit qui ne puiserait pas sa force dans les lois essentielles qui ne meurent point, ne serait qu'une ombre sans substance et une illusion de l'esprit. Le progrès du droit dans la société se trouve lié ainsi à la perfection et à la vitalité de la religion. C'est pourquoi La Mennais a cherché une religion épurée et indestructible, qui autorise et favorise l'accord de toutes les aspirations de l'homme et le progrès total de l'humanité ; et cette religion de l'avenir, il la présente au peuple, en lui disant : « Croyez, et votre foi vous sauvera. »
Source : Gallica

Portrait de François Duine François Duine La Mennais : sa vie, ses idées… (1922)

Sans doute, nos trois moyens de connaître, à savoir les sens, le sentiment, le raisonnement, peuvent nous conduire à la vérité, mais ils sont impuissants à nous donner la certitude. L'infaillibilité qui constitue cette dernière, n'appartient qu'à la raison générale, c'est-à-dire à l'autorité du genre humain. Un individu ne peut pas dire : « Je suis certain, parce que je vois avec méthode », mais : « je suis certain, parce que je crois avec l'humanité ». Ainsi la philosophie ménaisienne est une philosophie de la loi
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature