Paul Celières, Une exilée (1887)
“ Émilio avait pris toutes les places libres de son cœur. D'un mot, sans le vouloir, elle vènait de se l'avouer à elle-même, et de l'avouer à son père en même temps. Elle rougit et baissa les yeux. — C'est la loi de l'humanité, mon enfant, dit le comte, en lui prenant les mains; la mort s'efface devant la vie, le passé devant l'avenir. De là-haut, va, le pauvre comte Luigi te pardonne de l'avoir oublié si vite... pour son fils. — Et vous, mon père? — Ah! chère enfant, dit-il, regarde-moi. Il souriait; Francesca comprit. ”
