Jules Dautin

Élements biographiques

Jules Dautin,  La bossue (2e édition) (1877)

“ Clémentine écoutait avidement. Déjà cette idée lui était venue ; mais elle n'avait pas osé s'y arrêter. Le ton convaincu de Luce la lui rendait maintenant vraisemblable.
- Oui, c'est possible, dit-elle, si j'étais libre; mais je ne le suis pas.
— Tu le seras bientôt ! s'écria la bossue avec sa brutalité de paysanne. Est-ce que tu ne vois pas ton mari ?
Il est méconnaissable ; il a la mort dans le ventre, c'est évident.
Clémentine tressaillit ; puis, comme si elle avait honte de traiter un pareil sujet : — Qu'importe que je sois libre, fit-elle, si, lui, il ne l'est plus ?
”
Source : Gallica

Jules Dautin,  Le secret terrible : mémoires d'un caissier (1876)

“ Les chers enfants! quels beaux rêves ils font !
— Oui, dit Iriel d'une voix sombre ; et pour qu'ils fussent heureux, il fallait que M. Maheurtier mourût ! Et moi qui n'ai pas la force de le regretter !
Ils furent interrompus par Richard qui rentrait. Ils s'éloignèrent vivement l'un de l'autre, et Iriel s'empara d'une vieille palette qu'il se mit à nettoyer avec beaucoup d'attention. Richard embrassa sa mère. Il avait de bonnes nouvelles du marquis de Blave, et il était plus gai qu'en sortant.
— Ah ! vous voilà, monsieur Iriel, dit-il. Tant mieux!
”
Source : Gallica

Jules Dautin,  Le secret terrible : mémoires d'un caissier (1876)

“ Lentague avait repris toute son arrogance.
— Que je sorte? fit-il ; oh! que non pas ! pas si sot!..
On vous connaît, monsieur Causson, on sait de quoi vous êtes capable. Nous ne nous quitterons pas, s'il vous plait!.. En attendant, criblez-moi d'injures tant que vous voudrez, ça m'est égal!. Ah! vous trouvez que je vous traite durement ? C'est possible, mais vous le méritez!
Il expliqua sa conduite, il la justifia! Il convint qu'un forçat qui en volait un autre était le plus dégradé de tous les êtres. Mais Causson était-il un forçat ordinaire?
”
Source : Gallica

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