Johanna

Définition et enjeux

Amélie Chevalier,  Madame Th. Bentzon

“ Pendant deux ans, la vie commune leur donna toutes les joies espérées. Johanna, bonne ménagère, ce qui plaisait à la marquise de Vitry, poétique et tendre en outre, admirait et aimait de tout son cœur sa vive petite cousine qui, dévorée d’ambition littéraire, noircissait des cahiers en cachette. « Notre aïeul était un homme de génie, lui disait-elle, regarde son portrait. Il a le front de Goethe, et tu lui ressembles !... Tu seras comme lui un grand esprit ». ”
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Amélie Chevalier,  Madame Th. Bentzon

“ Dans cette ville, l’attendait la sœur rêvée, très différente du rêve. Johanna, de trois ans son aînée, était une aimable laide, affectueuse et simple, fort instruite avec cela, ayant été élevée par une mère remarquable. Il parut aux deux cousines s’être toujours connues, mais chacune, ignorant la langue de l’autre, ce fut en anglais qu’elles échangèrent d’interminables confidences, au grand dommage de l’enseignement mutuel imaginé par leurs familles. ”
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Portrait de Édouard Rod Édouard Rod,  Revue des Deux Mondes

“ Johanna, bientôt, l’attaque en face : des remords inconnus se lèvent en lui, il n’est plus sûr de rien, une sourde angoisse l’envahit, ses pensées s’obscurcissent, ses actes deviennent incertains, presque incohérens. Il veut secouer cette obsession, et cherche un appui là même où il est combattu, auprès du pasteur qui l’a vu grandir, qui l’appelle d’un nom d’amitié, et dont il connaît les faiblesses. Mais c’est en vain qu’il essaie d’endormir la conscience pastorale à l’aide de bonnes bouteilles : Brenkenberg boit, trinque, se grise, et ses propos n’en portent que plus juste. ”
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