Résumé

Paul Féval Les Mystères de Londres

Je ressemble trop aux autres hommes ! Je n’ai jamais rêvé de choses étranges et je vois le bonheur en une vie trop tranquille... C’est malgré moi que je l’aime, voyez-vous, Frank ; sa sœur, — la douce Anna qui m’aimerait peut-être, — voilà quel était mon lot... mais l’amour se fourvoie et ne sait point choisir... C’est Clary que j’aime ! et je l’aime comme un fou !
Frank se prit à sourire.
— Que vous êtes heureux, Stephen ! dit-il ; — et que vous êtes injuste, comme tous les gens heureux !... Je me souviens de miss Clary... et de la douce Anna, comme vous l’appelez...
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Paul Féval Les Mystères de Londres

La fièvre le rend fort... Hier, le souffle me manqua, et je crus que j’allais mourir sous sa furieuse étreinte... Mon Dieu ! mon Dieu ! pitié ! — non pas pour moi, mais pour tant de malheureux qui souffrent et dont je voulais être le sauveur...
Rio-Santo ! reprit Angus avec raillerie ; — on l’appelle maintenant Rio-Santo... Je sais, moi, ce que c’est que ce Rio-Santo... C’est Fergus, le bandit du Teviot-Dale, Fergus l’assassin... Fergus, que je ne tue pas, parce que mon cœur est lâche devant un homme que j’ai aimé... Mais je prendrai du courage pour obéir à la voix de mes rêves.
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Paul Féval Les Mystères de Londres

Pitié, Susannah, ces cordes m’entrent dans la chair... je souffre !
Je fis sur moi-même un si violent effort, que je domptai ma paralysie pour un instant et parvins à me soulever sur mes genoux. — Mais ce fut tout ; je m’appuyai, haletante, à la chaise vide de Roboam.
— Bien, Suky ! du courage, ma fille ! s’écria Ismaïl. Voici un couteau tout près de moi, — et je ne puis le saisir ! ajouta-t-il avec une rage soudaine... Ah ! je le tuerai sans pitié, le misérable !... mais non, Suky, oh ! non, je ne tuerai personne si vous me délivrez... Vous aimez Roboam : je lui rendrai sa liberté !...
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