Paul Féval, Les Mystères de Londres
“ Snail, pour sa part, en récolta deux et s’en servit pour entretenir l’amitié qui régnait entre lui et la jolie Madge. Mais il y avait là, ma foi, bien d’autres personnes de notre connaissance. Voyez ! au plus fort de la foule, un homme se glisse. On dirait un serpent se coulant au milieu d’une haie vive ; Ses mains manœuvrent avec une rapidité prodigieuse. Où donc disparaissent, bon Dieu ! tous les objets qu’il s’approprie ? Il ne dédaigne rien : foulards, mouchoirs de coton, montres, pans d’habits qu’il coupe sans que leur propriétaire s’en doute le moins du monde ; tout lui est bon. ”
