Paul Mahalin

Élements biographiques

Portrait de Paul Mahalin Paul Mahalin La filleule de Lagardère; II

Elle était redevenue la Filleule de Lagardère.
Sa bouche avait un sourire charmant—et terrible.
—Quand il vous plaira, dit-elle à son adversaire.
Celui-ci tomba en garde en murmurant:
—L'insensée!... Elle s'imagine que je vais l'épargner!... Est-ce que c'est une femme?
En même temps, il chargea la mignonne à fond, sans ménagement aucun et avec toute l'habileté d'un duelliste consommé.
Florette rompit, déconcertée par cette brutale attaque.
Marignan eut une exclamation de joie sauvage.
La fièvre l'exaltait. Sa prunelle avait de ces lueurs qui brûlent dans les orbites de la bête féroce.
Source : Gutenberg

Portrait de Paul Mahalin Paul Mahalin La filleule de Lagardère; I

On entendait sous bois des vols et des chants d'oiseaux. Tout respirait la paix, la grâce,—et cette sérénité, cette beauté du jour levant mettaient dans l'âme comme une aurore.
Le fusil sur l'épaule, la guêtre au mollet, la carnassière au dos, Patte-de-Fer était en train de siffler ses chiens et de refermer sa porte, quand un roulement de voiture gronda dans une allée.
Bientôt le véhicule—une de ces antiques berlines, contemporaines du sacre de Louis XIV, dont Versailles et Saint-Germain ont seuls conservé l'apanage—déboucha sur le rond-point et vint s'arrêter en face du pavillon.
Source : Gutenberg

Portrait de Paul Mahalin Paul Mahalin L'hôtellerie sanglante

A sa vue, un choc soudain se produisit au dedans de la sœur du lieutenant. Son cœur vibra, palpita, s'élança vers ce petit être inconnu. Elle songea que son enfant, à elle, aux mains de celui qui le retenait, devait avoir cette pâleur étrange, cet accablement morne, cette apparence de faiblesse et de souffrance,—cet enfant que Joseph Arnould lui avait montré «si pâlot si miévrot et si faiblot,» n'ayant que le souffle d'un souffle.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature