Paul Mahalin,
La Belle limonadière, par Paul Mahalin
(1884)
“ Hélène Lebrun enfin ? Notre héros balbutia : – En vérité , Sabine , vous êtes folle ! – Folle ? riposta la jeune femme avec violence . Ah ! ouidà ! Le suis -je donc , quand chaque soir , au café de l' Echelle , je te vois l' admirer , l' adorer comme une madone ? Le suis -je , quand je la vois répondre à tes mamours par des œillades d' une langueur plus brûlante que des baisers ? Le suis -je , quand , en vous épiant dans toutes vos promenades , dans tous vos rendez -vous , je bois vos paroles sur vos lèvres et vos regards dans vos yeux ? ”
