Maurice Maindron,
La gardienne de l'idole noire
“ L’arme impie ne retomba pas. L’arc, que j’avais saisi, ronfla. La flèche sifflante s’enfonça dans la tête du sacrificateur qui, accroupi entre les genoux de l’idole, assurait son coup pour frapper la gorge splendide qui s’offrait à lui sans défiance. Tendant les bras, lâchant son coutelas, il bondit, roula au pied de l’autel et expira, battant les degrés de pierre de ses talons et vomissant son sang. Je tirai encore, et le gros brahme s’abattit à son tour, la poitrine traversée. La victime dormait toujours sur l’autel, et son sein palpitait doucement au rythme pur de son souffle. ”

