Maurice Maindron,
La gardienne de l'idole noire
“ Et, tandis que la princesse, — car son port me l’avait dénoncée, — attentive à confronter ma moitié de pièce d’or avec celle qui s’attachait à son collier par une courte chaîne, se penchait sans défiance, je l’emprisonnai dans mes bras. Son cri d’angoisse ne monta pas plus haut dans le temple désert que la flamme de la lampe sacrée qui s’en allait mourant. Je pus croire que l’idole se taisait, complice de mon désir amoureux.Qui ne m’excuserait ! Cette femme de l’Inde était si belle qu’après plus d’un demi-siècle je me trouverais capable d’en retracer le portrait. Mais qu’importe ! ”
