Jean d' Agraives

Résumé

Jean d' Agraives Nicolas les yeux bleus : roman (1949)

Pêle-mêle, partisans, réguliers, franchirent les brèches vite ouvertes par les boulets, dans le portail, se répandirent à la curée des sbires haïs du Régent. La voix d'O'Meara sonna, ralliant ses hommes. La mousquetade fit rage, un instant, puis se tut. Dans le même temps Kerhuel délivrait Maureen puis Saada. La minute d'après, Ananda les rejoignait au pavillon.
— Saufs ! dit-il.
Il poussa du pied le cadavre du prince défunt. — Le tigre s'est donc pris, après tout, aux branches innocentes, reprit-il, à celles, insidieuses des sons. La souveraine légitime pourra choisir en paix son roi.
Source : Gallica

Jean d' Agraives Nicolas les yeux bleus : roman (1949)

Pour trois fois plus loin qu'il fût du major en danger, dans l'instant, Nicolas fut prompt, par bonheur. Un temps de galop le jeta devant la ruée de la bête. Le choc fut brutal, mais, cette fois, ce fut le solitaire chenu qui plia net sur les jarrets avant de bouler comme une masse, le cœur transpercé par le fer.
Cependant, de l'extrémité qui s'opposait au vomitoire, Rao s'en revenait au pas de sa bête
aux jambes flageolantes, qu'il avait enfin réussi, mais non sans peine, à maîtriser.
Source : Gallica

Jean d' Agraives Nicolas les yeux bleus : roman (1949)

Un sourire fugitif parut sur les lèvres pleines d'Ananda.
— Qui te rend si certain, dit-il, de ne pas être l'ombre de Krishna matérialisé dans la chair..., de n'être point l'haleine de son souffle ? Tu joues du pipeau comme lui. Un de mes serviteurs, vois-tu, t'entendit, il y a plusieurs lunes. Et les airs que tu jouais étaient de nos anciennes rasahs (1) que seuls nos vieillards se rappellent. Tu es blond comme le « Cygne Suprême » et, comme lui, tu as des prunelles de la couleur du ciel d'été.
Source : Gallica

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