Jean d' Agraives, La Vénus de Malte : roman (1949)
“ La crypte où il se glisserait par la brèche, à l'aide de sa corde, serait, derechef, un lac tiède, peuplé d'étranges formes sous-marines. La gloriole d'un jeune amant, fier de son pouvoir sur les sens de sa maîtresse, l'animerait. — Je suis revenu ! dirait-il. Une sorte de désir sacré l'empoignerait, le guiderait vers Elle, qui semblerait toujours l'attendre, voluptueuse, dans le clair-obscur, où ses formes se pareraient des mêmes chaudes luisances de chair. Se hissant sur le cube de pierre, il enlacerait, de nouveau, amoureusement, le torse de marbre à la tiédeur satinée. ”
