Jules Tellier,
Les deux paradis d'Abd-Er-Rhaman
“ On s’amusa un instant dans le paradis chrétien : et cela fit qu’on s’y ennuya beaucoup plus après. VIII Abd-er-Rhaman avait été étourdi par la rapidité du vol d’Azraël. Quand il reprit connaissance, il n’avait plus près de lui l’ange noir. Il n’était plus au pays des fantômes, et il n’était plus un fantôme lui-même. Son corps était redevenu matériel, et ses pieds reposaient sur un terrain solide. Du reste, la nuit était profonde autour de lui. Un vent chaud lui frappait la face, et il le sentait venir de l’ouverture d’un gouffre très proche. ”
