André Chevrillon , Revue des Deux Mondes
“ Et lentement, dans la grande onde claire, un peu d’or commence à se dissoudre ; il nage dans l’espace, cet or, il tressaille, il vit, et sur sa profondeur le profil de la falaise s’allonge en grand écran, tandis qu’à l’Occident, de l’autre côté de la longue plaine stérile, frappées en face par le jour, les arêtes sèches des monts de Judée se teignent de rose, d’un rose qui descend comme si l’on tirait doucement les voiles de la nuit, comme s’ils tombaient très lentement, découvrant peu à peu la muraille de roc et de sable avec ses angles, ses pointes claires, ses creux d’ombres bleutées. ”
