Eugène-Melchior de Vogüé,
Le mont Athos, un voyage dans le passé
(1876)
“ Pourtant si la vie et l'intérêt qu'elle éveille font aujourd'hui défaut à cette société, elle garde le secret d'un passé qui ne fut pas sans grandeur, et mérite à ce titre de retenir notre attention. Les lieux, les moeurs, l'esprit général, nous rendent ce passé intact, avec la fidélité scrupuleuse qui nous adonné parfois l'illusion d'y vivre ; les hommes seuls se sont modifiés. C'est comme une scène où la vérité du décor, du costume, des accessoires et du jeu est irréprochable, mais où l'âme des acteurs n'est plus susceptible, — au même degré, — des passions qu'ils représentent. ”
