“ Vu l'environnante splendeur, on s'attendait à de merveilleuses richesses encore,—et on s'épouvante presque devant ce qui apparaît: quelque chose de sombre et d'informe, dans la demi-obscurité de ce lieu magnifique; quelque chose qui se soulève irrégulièrement comme une grande vague noire, figée; un rocher sauvage, une cime de montagne...C'est le sommet du mont Moriah, sacré pour les israélites, pour les musulmans et pour les chrétiens; c'est l'aire d'Ornan, le Jébuséen, où le roi David aperçut l'ange exterminateur «tenant en main une épée nue tournée contre Jérusalem». ”
Mont Moriah
Définition et enjeux
Citations sur “Mont Moriah”
Adolphe-Basile Routhier, Le Centurion
“ Ses assises plongent profondément dans le mont Moriah. Quand on franchit les portes de la grande ville et qu’on s’en éloigne, c’est le temple qu’on aperçoit de partout et qui reluit au-dessus des murailles et des tours. ”
Gabriel Charmes, Revue des Deux Mondes
“ Si disposé que l’on soit à la vénération, il est difficile d’admirer beaucoup cette grande et grosse pierre, dont la surface est presque partout inégale et tourmentée, et qui n’est autre chose que le sommet du mont Moriah, mis en saillie par les divers nivellemens opérés sur la montagne. En venant à Jérusalem, j’avais rencontré un médecin de l’armée turque, excellent homme qui se piquait de scepticisme, mais qui m’avait avoué toutefois qu’il n’avait pu se défendre d’un sentiment de terreur religieuse à la vue du rocher de la mosquée d’Omar. ”
Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt, Voyage en Russie, au Caucase et en Perse… (1872-1875)
“ Cette montagne figure dans les récits évangéliques comme retraite préférée du Sauveur. Elle fait face au mont Moriah et à la mosquée d'Omar, et domine Jérusalem d'une hauteur de près de huit cents mètres au-dessus du niveau de la mer. Son nom indique qu'elle devait être couverte d'une forêt d'oliviers, aujourd'hui très-clairsemés. La route qui vient de Béthanie en contourne le pied pour aboutir à la porte de Saint-Etienne. La Bible cite souvent ce mont célèbre ”
Gabriel Charmes, Revue des Deux Mondes
“ Si l’on veut visiter tous les monumens du mont Moriah, on doit s’arrêter encore au Kursi-Soleiman, siège ou trône de Salomon, où, d’après les musulmans, le saint roi fut trouvé mort. Après quoi, on en est quitte avec les débris du passé, et l’on a le droit de se livrer sans scrupule aux réflexions qu’inspirent les plus grands souvenirs peut-être de l’histoire de l’humanité. ”
Judith Gautier,
Le Vieux de la montagne
“ Un long passage, voûté en ogive, s’enfonçait sous la forteresse, Hugues s’y engagea et déboucha bientôt sur le parvis du Temple. La cour du Temple s’étendait, belle et vaste, longue de deux portées d’arc et large d’une, toute pavée de dalles, soigneusement lavées, qui étaient pour la plupart le roc même du mont Moriah ; des arcades, formant cloître, s’appuyaient à la puissante muraille de l’enceinte sacrée, faisant le tour de la place, et vers le milieu du parvis, sur un terre-plein, soutenu par des murs très forts, s’élevait, léger, harmonieux et grandiose, le Temple du Seigneur. ”
Comité Orléanais des Pèlerins de Terre-Sainte (1890)
“ « Jamais je n'ai vu parmi les Juifs un homme demandant l'aumône. » Le mont Moriah où nous sommes désormais, et où s'accumulent tant de souvenirs, s'élève dans la partie orientale de la ville, au bord de la vallée de Josaphat. C'est là, suivant la tradition , qu'Abraham voulut immoler son fils, d'après l'ordre formel qu'il en avait reçu du Seigneur : « Prenez Isaac, ce fils » unique si cher à votre coeur, et vous en allez dans la terre » de Moriah (ou de vision) pour me l'offrir en holocauste... » ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Le mont Athos, un voyage dans le passé
(1876)
“ Il faudrait écrire avec les larmes des prophètes pour peindre tant de beauté dans tant de désolation. D'un côté, Jérusalem tout entière, descendant des hauteurs de Sion dans les profondeurs de la vallée de Josaphat, et au premier plan de la ville la majestueuse mosquée d'Omar, exhaussée sur le mont Moriah, piédestal taillé pour le temple le plus auguste du monde ; de l'autre, les horizons funèbres et solennels dont j'ai parlé dans mes courses antérieures, la vallée du Jourdain, les montagnes de Judée et de Moab enserrant la mer Morte. ”
Alfred Driou, Histoire des voyages anciens et modernes dans les cinq parties du monde… (1862)
“ Ici, à la racine du mont Moriah, et sous les murs mêmes du Temple, à présent la mosquée d'Omar, commence la vallée de Josaphat. Cette vallée court du sud au nord, entre le mont de l'Offense ou du Scandale, sur lequel Salomon édifia le palais de ses erreurs, le mont des Oliviers au levant, et à l'ouest le mont Moriah : le torrent de Cédron, presque toujours à sec, la traverse. La vallée de Josaphat prit ce nom du mausolée de ce roi qui y fut inhumé. C'était d'ailleurs, de temps immémorial, un lieu de sépulture pour les Juifs ”
J. T. de Belloc, Jérusalem, souvenirs d'un voyage en Terre sainte (1887)
“ Jérusalem, formant un carré long, est tout entière renfermée dans ses murs. Elle est majestueusement assise sur quatre montagnes élevées, et pourrait dire aujourd'hui encore : Sedeo regina^ — Je suis la reine du monde. Du lieu où nous sommes, nos yeux plongent dans la funèbre vallée de Josaphat jusqu'au Cédron, qui en sillonne le fond. La montagne qui se relève en pic devant nous, c'est le mont Moriah, couronné par la mosquée d'Omar, avec son dôme immense, son parvis de marbre blanc à ciel ouvert, ses pavillons légers qui en dessinent les contours, et ses noirs cyprès. ”
Abrégé du cours d'études composé pour les élèves de la congrégation de Notre-Dame… (1869)
“ Fait partie du mont Moriah. On croit qu'Adam y fut enseveli. Lieu consacré par la mort du Rédempteur. Le mot calvaire signifie crâne; cette montagne était ainsi nommée parce qu'on y exécutait et enterrait les criminels. Mt des Oliviers, célèbre par l'agonie de Notre-Seigneur et par son ascension. On y montre les derniers vestiges de ses pieds sacrés à travers un treillis d'or. Mts de Juda. Traversaient la Judée méridionale. A l'est de ces montagnes, on voit le mont Carmel où se réfugia David poursuivi par Saül, et qu'il ne faut pas ”
Melchior Vogüé,
Les églises de la Terre Sainte
(1860)
“ La surface intérieure du « Haram » est plane, et fut obtenue artificiellement en nivelant le sommet du mont Moriah et en rachetant la déclivité du terrain par des galeries voûtées; toute la partie sud de la plate-forme est soutenue par des files de piliers souterrains dont la construction offre la même variété que le mur d'enceinte; leurs soubassements, faits de blocs cubiques et taillés en bossage, semblent contemporains des assises salomoniennes; leur sommet date, soit du temps d'Hérode, soit de l'époque byzantine 2. Le temple des Juifs s'élevait au centre de ce grand parvis ”
Maurice Dunan, Histoire ancienne des peuples de l'Orient… (1886)
“ Salomon, accomplissant un projet de David, y fit bâtir le temple. Le mont Moriah, qui s'élevait à côté de la montagne de Sion, fut nivelé à son sommet et le plateau fut rendu plus large parce qu'on construisit des murs de soutènement et qu'on remplit de pierres et de terre l'espace intermédiaire entre ces murs et la montagne. Le roi, choisissant des ouvriers dans tout Israël, commandait pour cet ouvrage trente mille hommes tour à tour et les envoyait au Liban chercher les matériaux. Les grosses pierres et les ais de cèdre étaient taillés par les maçons de Hiram et de Salomon. ”
Amédée de Damas, Voyages en Orient, par le R. P. de Damas… (1866)
“ Nous y reretrouvons, dès l'année 1912 avant Jésus - Christ, 900 ans par conséquent avant David, des événements qui préparent le mystère de la Rédemption. Avec la construction du temple, il devient le centre autour duquel gravitent les phases de la destinée d'Israël ;et son histoire est l'abrégé des merveilles qui annoncèrent le Messie. Allons donc avant tout au mont Moriah étudier Jérusalem. Son passé nous révélera les merveilles de l'Ancien Testament, et ses miraculeuses destinées nous conduiront insensiblement vers l'Evangile. ”
Duray, La Terre Sainte illustrée de 60 sujets à 2 teintes… (1861)
“ C'est un des plus beaux ornements de cette morne solitude resserrée d'un côté par la montagne des Oliviers et le mont de l'Offense; et de l'autre par les monts Moriah et Sion, sur lesquels s'élève Jérusalem. L'aspect de cette vallée est extrêmement sombre ; les hautes murailles qui couronnent la ville sainte, y projettent une ombre qui l'enveloppe d'une espèce de teinte grise profondément triste. Il ne faut pas cependant se figurer voir dans la vallée de Josaphat un vaste encaissement de montagnes où le Cédron, noir torrent aux eaux lugubres, coule des murmures lamentables ”
Charles Berton, Quatre années en Orient et en Italie… (1854)
“ A l'est, vers le milieu, est le mont Moriah; le Golgotha- est vis-à-vis, du côté de l'ouest. Au nord de ces deux monts se trouve Acra, et au nord d'Acra, Besetha, qui est un grand plateau. Au sud du Golgotha est le mont Sion; au sud du Moriah est le mont Ophel. Jérusalem est donc bâtie sur six collines et sur leurs intervalles. Passons aux enceintes, qu'il sera facile de dépeindre d'une manière assez intelligible, grâce à la connaissance que nous avons de la position des collines. ”
Amédée de Damas, Voyages en Orient, par le R. P. de Damas… (1866)
“ On voudrait retrouver, dans son enceinte, ces gorges et ces hauteurs qui, sous les rois de Juda, donnèrent 50 VOYAGE A JÉRUSALEM. tarit de charmes et de beauté à ses palais, à sa forteresse, à son temple. Mais ici, plus que nulle part, peut-être, s'est accomplie la parole du précurseur : «Les collines seront abaissées et les vallées comblées. » Une légère dépression seulement indique la limite du mont Moriah d'avec celui de Sion. Les pentes de Bethzéta, occupées encore par des constructions, sont à peine sensibles. Le mont Sion domine seul; cependant les vieilles dénominations restent ”
Le P. Havard, Le Premier pèlerinage de pénitence et la Terre sainte… (1888)
“ Le Moria (mont vu, choisi, montré de Dieu) , est, comme nous l'avons dit, à l'orient de Jérusalem, entre la vallée de Josaphat au levant, le Bézétha au nord, l'Acra au couchant et l'Ophal au midi. Il en est fait mention, la première fois, dans l'Écriture, à propos d'un événement qui remonte à près de 4,000 ans. Le Seigneur voulant éprouver la foi d'Abraham lui dit : « Prends ton fils unique, ton bien-aimé Isaac, et va me l'immoler sur la montagne que je le désignerai. » Le généreux serviteur de Dieu s'empresse d'obéir. ”
Ferdinando Petruccelli della Gattina,
Mémoires de Judas
(1867)
“ Au delà de la triste vallée, se dressait, couverte par le Temple et escarpée à pic, la colline du Moriah — mur de marbre dont on pouvait de si loin conter les blocs énormes remués par la volonté de Salomon, nivelés par le génie tyrien, rehaussés a la hâte par Nehemia, colonnes de porphyre et de serpentine, chapiteaux de bronze, le tout couronné par l'édifice d'Hérode le Grand. ”
Charles Diehl,
En Méditerranée : promenades d'histoire et d'art…
(1933)
“ Tout ce que l' on peut avec certitude attribuer , sur le sol de Jérusalem , sinon au temps même de Salomon , du moins à l' époque des rois de Juda , c' est le vieil aqueduc souterrain creusé dans le roc du mont Moria et qui amenait les eaux , si nécessaires à l' alimentation de la ville , de la vallée du Cédron dans la piscine de Siloé ”
Jules Hoche, Le pays des croisades (1885)
“ C'est donc à cette profondeur seulement qu'on rencontre le roc qui formait le sommet de la colline de Moriah. Or, entre l'angle sud-ouest et la Triple porte, ce même roc descend en pente fortement inclinée jusqu'à une profondeur de 27 mètres, où se trouvent les premières assises du mur, puis remonte rapidement, et nous avons vu qu'à la base même de la Triple porte il arrive presque au niveau du sol actuel. La partie sud-ouest de la plate-iorme du temple eet donc complètement artificielle. ”
Johann Friedrich Röhr, La Judée au temps de Jésus-Christ… (1840)
“ La troisième hauteur, au sud-est d'Akra et au nord-est de Sion, est Moriah, sur laquelle était le temple; elle est séparée des deux autres par une vallée large et peu profonde. On arrivait d'abord à une grande place carrée, fermée d'une muraille, autour de laquelle régnaient des galeries. Cette muraille, environnait la cour extérieure, le Parvis des Gentils. C'est là que le peuple venait rendre hommage au Seigneur, et que les docteurs donnaient leurs instructions. Mais au temps de Jésus-Christ, ce lieu était aussi devenu une place de marché ”
Léon Aubineau, Regard en arrière : récits & souvenirs (1888)
“ Salomon avait écrêté le mont Moria ; des murs immenses de terrassement remplissant et comblant les vallées couvrirent les flancs de la montagne et contribuèrent à en agrandir la plate-forme, où s'éleva le Temple avec ses divers étages, ses immenses parvis et toutes ses magnificences. On y travailla sept ans, dit le texte sacré ; et ce court espace de temps pour l'achèvement d'un si grand œuvre n'est pas, malgré la multitude des ouvriers, une des moindres merveilles de cette construction gigantesque. ”
Jules Hoche, Le pays des croisades (1885)
“ La colline de Moriah où Salomon éleva le temple sur l'emplacement de l'aire d'Arnan le Jébusite, est nommée pour la première fois dans la Genèse à propos du sacrifice d'Abraham. Il est donc plus que probable qu'en souvenir de cette tradition miraculeuse, le lieu avait été consacré au culte longtemps avant l'érection du temple juif. La légende que racontent les Arabes de Jérusalem sur le choix de Moriah pour l'emplacement d'un temple confirme cette dernière supposition. ”
X.-B. Saintine,
Trois ans en Judée, par P. Gérardy Saintine…
(1860)
“ Quant au grand roi Salomon, il n'est pour rien dans cette ruine vénérable ; l'historien juif dit positivement 1 que, sous son règne, la colline de Moriah n'avait de ce côté aucun mur d'enceinte. Du reste, ici comme partout à l'intérieur de-la ville sainte, il est très-difficile de concilier toutes les opinions et tous les témoignages des historiens ou des voyageurs. Chaque pierre est une énigme, chaque ruine prend la forme d'un point d'interrogation. ”
Victor Guérin, La Terre Sainte. Liban, Phénicie… (1882-1884)
“ C'est donc sur le sommet de cette montagne solitaire qui domine la mer d'environ treize cent vingt-huit mètres que repose dans le caveau de ce sanctuaire la dépouille mortelle du frère de Moïse. Dans tous les cas, si sa cendre en a été enlevée, sa mémoire y reste fidèlement attachée depuis de nombreux siècles. Les Israélites, partis de leur campement de Cadès, étaient arrivés en présence du mont Hor, et ils avaient dressé leurs tentes au bas de cette montagne jusque-là inconnue, mais qui devait bientôt devenir si célèbre. ”
Paul Güssfeldt,
Mont Blanc, ascensions d'hiver et d'été…
(1899)
“ Franchir la moraine, c'est entrer pour tout de bon dans la haute montagne et celle-ci se montre aussitôt sous son aspect le plus caractéristique, c'est-à-dire déchirée, changeante et invitant à la prudence. ”
Jules Hoche, Le pays des croisades (1885)
“ On sait que du premier angle, où le roc primitif se voit à nu par endroits, à l'angle nord-est la pente de la colline Moriah est très rapide. Les fouilles anglaises ont fait découvrir en effet que la partie nord-est de la terrasse reposait sur des substructions où l'on ne peut plus pénétrer d'ailleurs. Quant à la muraille salomonienne, elle s'enfonce dans une couche de remblais de 36 mètres de profondeur. Quelques-unes des assises portent des caractères phéniciens semblables à ceux de l'angle sud-est. ”
Abbé Rigaud, Souvenirs de Jérusalem, par le R. P. Rigaud… (1866)
“ En sortant de la mosquée El-Aksa, nous traversâmes de nouveau le plateau de Moriah. Je cueillis en passant quelques fleurs desséchées, je détachai quelques feuilles aux arbustes qui croissent sur la poussière du temple. Un Arabe, qui. me regardait faire, accroupi sous un figuier, m'appela marabout des feuilles. Je ne pouvais me rassasier de la vue de ce désert, qui me rappelait les graves et mélancoliques solitudes de Rome. — Ce que les âmes sont pour les corps, les grands souvenirs le sont pour les lieux ”
Philippe Bridel, La Palestine illustrée : collection de vues recueillies en Orient par F. et E. Thévoz… (1888-1890)
“ A F arrière-plan du panorama, une sommité en forme de cône tronqué dépasse le reste de la chaîne, qui fuit au sud-est vers le désert et la Mer Morte. C'est le Djébel Foraïdis ou Ferdis, la « montagne du Paradis, » c'est-à-dire « du Verger, » appelée aussi « Mont des Francs, » par suite de la légende qui veut que les chevaliers de Saint-Jean s'y soient maintenus longtemps encore après la perte de Jérusalem. Ce mont, qui atteint 813 mètres d'altitude, n'a rien de volcanique ; c'est à la main des hommes qu'il doit, en partie au moins, la régularité de son aspect. ”
Voyages de Benjamin de Tudelle autour du monde commencé l'an 1173… (1830)
“ D'où, après quatre autres lieues, on descend dans la vallée d'A jalon, appelée par les chrétiens du lieu Val de Luna. Le mont Moria n'en est distant que d'une lieue. C'est où est Gara qu'on nomme la ville de David , et qui s'appeloit autrefois Gabaon. Je n'y vis point de Juifs. Je fis encore trois lieues et j'entrai dans Jérusalem ; la ville est petite , ceinte d'une triple muraille, où il y a de toutes sortes de peuples, des Jacobites, des Arméniens, des Grecs, des Georgiens, des Francs (i) , en un mot, de toutes les nations du monde. ”
