Jules Hoche

Élements biographiques

Jules Hoche Le pays des croisades (1885)

Il y a quelque chose de plus pénible à voir qu'un tombeau, c'est un tombeau vide ; il y a quelque chose de plus pénible encore qu'un tombeau vide, c'est un tombeau d'où les vivants ont chassé les morts, et où ces usurpateurs n'ont laissé à leur tour que les traces de leur profanation. Des générations alternées de morts et de vivants se succédant dans les mêmes cavernes, s'abritant des mêmes ténèbres, comme s'il n'y avait pas pour les vivants assez de place au grand soleil, à la surface libre du globe, — telle est l'histoire de la nécropole antique de la vallée de Hinnom.
Source : Gallica

Jules Hoche Le faiseur d’hommes et sa formule

Mais je suis à bout de force, à bout de souffle, assourdi par les coups de piston de mes propres artères ; et l’haleine fécale des monstres me brouille le cœur...
Je ferme les yeux pour ne plus rien voir, et tout à coup je les rouvre...
Un feu de salve vient d’ébranler les airs tout là-bas, au haut de la pente où dévale le flot hurleur, puis une succession d’appels profonds, lugubres, comme ceux d’un gong puissant, fait résonner les parois de la gorge. Le tumulte des Immondes s’est apaisé comme par enchantement.
Source : Wikisource

Jules Hoche Le pays des croisades (1885)

Le coup d'œil n'est pas moins grandiose. Aussi loin que le regard porte, ce ne sont partout que des cimes bleuâtres; la transparence exquise de l'air couvre tout le paysage d'un voile d'azur pâle, à l'exception d'une sorte de nappe d'un bleu sombre qu'on voit briller à l'est, — la mer Morte! Par un étrange effet optique la dépression considérable du lac vu à cette distance est à peine sensible à l'œil, et le lac lui-même, encadré dans ce décor vaporeux et étincelant de lumière perd le caractère de grandeur sauvage qui lui est propre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature