Melchior Vogüé,
Une famille vivaroise, histoires d'autrefois racontées à ses enfants…
(1912)
“ Figurez-vous un rocher escarpé, se détachant de la falaise calcaire, au fond d'un cirque ; la langue de terre qui le relie à la falaise est coupée par une fissure naturelle, dont la main de l'homme a fait un fossé profond, taillé en plein roc ; sur le petit plateau ainsi isolé, le château, solidement et fièrement assis. Du côté de la falaise, une haute courtine, que dominait un donjon carré aux épaisses murailles, couronnait l'escarpe du fossé et rendait toute approche impossible ; des trois autres côtés, le vide, le rocher continué par une enceinte flanquée de tourelles. ”

