Melchior Vogüé,
Une famille vivaroise, histoires d'autrefois racontées à ses enfants…
(1912)
“ Elle revoyait souvent Guillaume, dans l'intervalle des chevauchées militaires ou administratives qui le conduisaient à Viviers, à La Voulte, à Aubenas, plus rarement au delà du Rhône, à des distances relativement faibles. Elle restait le centre, le foyer, le charme sans doute, la paix du coeur au milieu des agitations de l'esprit et des dangers du dehors. Les enfants se succédaient à de courts intervalles et peuplaient la solitude du donjon : vers la fin de la guerre civile, ils étaient neuf vivants, six garçons et trois filles. ”
