Résumé

Adrien Maitrias Esquisse historique sur la ville de Craponne (1854)

Qui sait les révolutions dont elle marquera encore les heures!
Et qu'importait, après tout, aux Polignac la destruction entière de ce château? Ils n'aimaient point, il paraît, à se sentir ainsi pressés, dans leur manoir, par cette ville dès lors rêveuse d'indépendance; il leur fallait plus d'air, plus d'espace pour les courses du jour ou le nonchaloir de la soirée. Dès 1540, ils avaient jeté les yeux sur une riche métairie, gracieusement assise, à quelques centaines de pas de leur castel, le Crozet.
Source : Gallica

Adrien Maitrias Esquisse historique sur la ville de Craponne (1854)

Le 4 avril 1579, Henri III, instruit des ravages que Merle avait faits à Craponne, envoya l'autorisation de relever et parachever les murailles, tours, fossés, portaux et autres fortifications nécessaires, et de les joindre au château y étant.
C'était la troisième fois que, sur ordonnance royale, les habitants se mettaient à l'ouvrage.
Certes, cette fois on ne pouvait y mettre aucun retard. Les ruines étaient encore là, les rues sanglantes, le deuil partout! Les sacrifices ne coûtèrent rien : on le voit par les conditions que l'on fit à l'entrepreneur. On voulut surtout qu'il se hâtât.
Source : Gallica

Adrien Maitrias Esquisse historique sur la ville de Craponne (1854)

Noble Ignace-Maurice Torrilhon , qui avait servi comme gentilhomme dans l'arrière-ban de la province du Languedoc, fut choisi capitaine de cette compagnie bourgeoise.
Le même motif qui motivait l'armement des citoyens dans toutes les villes closes, engageait Louis XIV à faire appel aux hommes de tête et de cœur que retenaient dans leurs châteaux les nonchaloirs de la vie seigneuriale. Au moment où Catinat, affaibli par ses victoires même en Savoie, repassait les Alpes, il rappela à la tête de son régiment d'Aunis le vicomte Armand de Polignac, qui en était le colonel.
Source : Gallica

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