Paul Arène,
Au bon soleil
(1881)
“ Elle n’a pas de bout, cette Crau ! malgré la hâte que met le train à fuir son infini monotone. Je me suis un jour rendu compte de son étendue en regardant, du haut d’une des tours hardiment plantées par les Sarrazins sur les derniers gradins des Arènes, la tache rouge qu’elle faisait au milieu du pays d’Arles en moisson. En été, quand l’air flambe sur les cailloux, la Crau, comme le Sahara, connaît les féeries du mirage ”
