MM. Louis et Charles de Fouchier, Le Tour du monde
“ D’Albaron, où l’on quitte la route d’Arles, se détache un excellent chemin qui pique droit sur l’étang de Vaccarès et, après en avoir longé le rivage, se dirige vers le grand Rhône. Le paysage, au début, reste le même, il n’est plus très nouveau pour nous ; mais bientôt le Vaccarès étale vers le Sud la masse de ses eaux grises ; mer plutôt qu’étang, mer déserte, à perte de vue, qui miroite ce matin au soleil, mais que l’on devine traîtresse et dangereuse quand souffle le mistral ou quand, dans les tristes journées d’hiver, la tempête amoncelle les nuages sur un horizon sinistre. ”
