Jules Courtet Notice sur le V. P. Guillaume Courtet… (1868)

« Ecoutez avec attention ce que je vous dis et répétez-le aux juges. Nous ne venons pas au Japon pour mourir, mais pour prêcher la divine croyance du Christ, du vrai Dieu ; pour enseigner à ceux qui nous entendent à se sauver, non à mourir, mais à donner, s'il le faut, leur vie pour Dieu, en défendant sa cause; qu'ils sachent que c'est là notre but; que c'est dans ce sens et-pour cette fin seulement qu'ils doivent s'expliquer notre venue ici et non pour mourir, comme ils le disent. »
Cependant les martyrs, réduits à l'extrémité, semblaient sur le point de rendre l'âme.
Source : Gallica

Jules Courtet Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)

Avignon ne pouvait que gagner à remplacer Rome. La papauté décora cette ville de ce qui fait encore aujourd'hui son orgueil : de ces murs d'enceinte qui devaient la mettre à l'abri des routiers et de ce palais dominant en cavalier, comme dit un chroniqueur, le modeste manoir de la reine Jeanne, qui ne semblait qu'un petit nid auprès. Du séjour des pontifes datent ses principaux établissements religieux et ses grands édifices, restes des livrées des cardinaux.
L'or de la chrétienté reflua dans ses murs : le luxe et l'aisance descendirent dans toutes les classes.
Source : Gallica

Jules Courtet Notice historique et archéologique sur Avignon… (1855)

En attendant, un gouvernement libre fut établi, et sur les armoiries de la ville, les tours furent remplacées par le buste de quatre consuls, le manteau boutonné sur l'épaule. Le revers portait l'aigle aux ailes éployées, décoré du nom de gerfaut. La république naissante jugeait prudent de faire hommage de sa liberté à l'empereur et de placer l'aigle dans ses armes. Voilà pourquoi la commune d'Avignon est appelée république impériale par certains auteurs.
Comme l'industrie et la liberté avaient amené un surcroît de richesses et de population, il fallut reculer les anciennes barrières.
Source : Gallica

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