Adrien de Brimont, Urbain II : un pape au moyen âge (1862)
“ On ne connaît pas la réponse que fit Urbain; mais son cœur fut soulagé d'un immense fardeau en apprenant le succès des croisés ; il sentit sa conscience dégagée d'une responsabilité cruelle en voyant Dieu souscrire pour ainsi dire à son œuvre et la sanctionner dès le début. Cette manifestation providentielle fut un éclair au bord de la tombe pour le Pape; il entrevit la prise de Jérusalem : tant de sang répandu, tant de sacrifices si noblement supportés, ne seront pas perdus pour le Christianisme. ”
