Alexis Guignard de Saint-Priest, Histoire de la conquête de Naples par Charles d'Anjou… (1847-1849)
“ Le pape et le roi étaient bien loin d'avoir la même pensée sur l'avenir de la conquête : « Eh quoi, écrivait Clément IV à Charles d'Anjou, veux-tu donc avoir constamment l'épée à la main, la cuirasse sur la poitrine, et à tes côtés une armée toujours prête à la guerre? Quelle sera donc cette existence? Se méfier sans cesse de ses sujets, leur être éternellement suspect? Une telle vie ne ressemble-t-elle pas à une mort malheureuse1? — Non, saint-père, » pensait Charles d'Anjou, « combattre n'est pas mourir, c'est vivre. » ”
