Charles Buet,
Histoires à dormir debout
(1881)
“ Eléonore, Louise et Béatrix de Provence étaient encore de toutes jeunes fillettes, au regard espiègle, au sourire mutin : Marguerite, leur aînée, qui touchait à sa quatorzième année, méritait vraiment ce nom de perle si harmonieux, surtout lorsqu'il est prononcé en dialecte provençal. Elancée et svelte, le front couronné des torsades opulentes de ses cheveux bruns ; l'oeil noir, mélancolique et rêveur, mais brillant d'un éclat sans pareil, les lèvres purpurines, elle avait le port d'une princesse, la grâce d'une fée, la candeur d'un ange. ”
