Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ L’humanité aussi était mise en jeu pour rendre les âmes cruelles ; le sang du légat réclamait, disait-on, le sang des hérétiques [21] . La vengeance eût été pourtant difficile, si Raymond VI eût pu user de toutes ses forces, et lutter sans ménagement contre le parti de l’Église. C’était un des plus puissants princes, et probablement le plus riche de la chrétienté. Comte de Toulouse, marquis de haute Provence, maître du Quercy, du Rouergue, du Vivarais, il avait acquis Maguelonne ; le roi d’Angleterre lui avait cédé l’Agenois, et le roi d’Aragon le Gévaudan, pour dot de leurs sœurs. ”
