Henri Reboul, Le dernier des Trencavels, Tome 2
“ Cette image est devenue l’âme de Cécile. Il n’y a plus de Cécile, si Adon m’est enlevé. C’est lui qui vit en moi ; c’est pour et par lui que je respire. Pourquoi suis-je une faible fille ? Si mon sexe était le sien, je serais toujours auprès de lui ; je le suivrais dans les combats, je préserverais sa vie en hasardant la mienne, Mais, non ! je ne pourrais pas alors l’aimer comme je voudrais ! Il faut une compagne, une épouse à Adon ; si Cécile n’est pas cette compagne, que faudra-t-il qu’elle devienne ? » — « Elle le sera, » s’écria Adon d’une voix étouffée par les larmes ”
