Résumé

Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 2

« Peut-être, » dit Raimbaud, « les épreuves de la vie et de nouvelles habitudes vous feront-elles changer de langage. Je ne veux pas sonder l’avenir. »
« Il faut le sonder, » s’écria Trencavel ; « le doute que vous exprimez me fait tressaillir. Ô mon père ! jamais je n’ai senti plus vivement le besoin de me réfugier dans vos bras ; ne refusez pas votre fils, parlez-lui sincèrement. Cécile et moi aurions-nous à redouter quelque nouveau danger, à raison de ce changement d’état ? Le comte de Foix sait-il notre amour ? Qu’en dit-il ? a-t-il quelques projets dont je doive m’inquiéter ? »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 2

Cette image est devenue l’âme de Cécile. Il n’y a plus de Cécile, si Adon m’est enlevé. C’est lui qui vit en moi ; c’est pour et par lui que je respire. Pourquoi suis-je une faible fille ? Si mon sexe était le sien, je serais toujours auprès de lui ; je le suivrais dans les combats, je préserverais sa vie en hasardant la mienne, Mais, non ! je ne pourrais pas alors l’aimer comme je voudrais ! Il faut une compagne, une épouse à Adon ; si Cécile n’est pas cette compagne, que faudra-t-il qu’elle devienne ? » — « Elle le sera, » s’écria Adon d’une voix étouffée par les larmes
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 2

« Ensemble et dans le même lit, » dit Inès, « pour dormir, ou pour prier à défaut de sommeil. » — « Rien de plus ? » répliqua Robert. — « Rien de plus, » répondit Inès, « car la prière chasse le démon. »
« Et vous n’avez jamais conçu, » dit Robert, « le désir d’avoir un enfant ? »
« Ce désir, » dit Inès, « je l’ai eu quelquefois ; mais Exupère m’en faisait nu reproche, disant qu’il ne fallait ni importuner, ni tenter Dieu. »
« Et lui-même, » dit Robert, « n’a rien tenté ? » — « Rien, » dit Inès ; « après Dieu que peut-il y avoir ? »
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