Résumé

Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 4

Le monastère d’Aran était peu éloigné de Viella ; le baron en y arrivant, dit à Trencavel : « Vous n’êtes plus ici comme le vassal et protégé du roi d’Aragon ; ceci est le domaine de votre épouse et l’héritage de vos enfans. »
Trencavel répondit : « Le hasard m’a ravi mes domaines ; peut-être le hasard les avait-il donnés à mes ancêtres ; mais vous qui possédez des biens acquis par votre industrie, vous saurez, sans doute, les mieux conserver. Quant à moi, je suis le plus riche des princes, puisque je possède Cécile et que rien ne peut me l’enlever. »
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 4

« Ce n’est point un geôlier, » dit Brunelle à Cécile, « c’est le plus tendre des amis qui veille ici sur vous. Puissiez-vous l’aimer autant qu’il vous aime ! » — Cécile ne répondit que par un regard dédaigneux. Guiraud vint à plusieurs reprises essayer d’amollir le cœur de sa prisonnière, et osant enfin lui révéler son amour, il évita de l’irriter par des paroles menaçantes, ou des tentatives trop hardies. La sorcière se flattait d’obtenir ce qu’il désirait si ardemment, par le secours de ses sortilèges et des philtres amoureux qu’elle mêlait aux alimens de Cécile.
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Henri Reboul Le dernier des Trencavels, Tome 4

Faut-il maintenant qu’un vain scrupule te dévoue à la mort, et n’auras-tu aimé Zaïde que pour la faire mourir de douleur ? Si je n’avais jamais quitté le foyer paternel, je pourrais croire que ta religion est revêtue d’un caractère saint et ineffaçable qui la met au-dessus des autres ; mais mon enfance s’est passée chez des chrétiens, j’ai reçu leurs instructions, leurs sacremens ; c’est en étudiant moi-même à fond les dogmes de ce culte, que je suis parvenu à me convaincre qu’il n’est qu’une émanation du judaïsme, un établissement d’enfans ingrats qui ont calomnié et maudit leur père.
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