Henri Reboul, Le dernier des Trencavels, Tome 4
“ Le monastère d’Aran était peu éloigné de Viella ; le baron en y arrivant, dit à Trencavel : « Vous n’êtes plus ici comme le vassal et protégé du roi d’Aragon ; ceci est le domaine de votre épouse et l’héritage de vos enfans. » Trencavel répondit : « Le hasard m’a ravi mes domaines ; peut-être le hasard les avait-il donnés à mes ancêtres ; mais vous qui possédez des biens acquis par votre industrie, vous saurez, sans doute, les mieux conserver. Quant à moi, je suis le plus riche des princes, puisque je possède Cécile et que rien ne peut me l’enlever. » ”
