Louis Désiré Véron, Mémoires d’un bourgeois de Paris…
“ Alexandre Soumet ne méprisait pas l’esprit. Il disait à son camarade de collège, le poëte Guiraud, qui pérorait, discutait, criait et bredouillait : « Guiraud, tu parles si haut qu’on ne t’entend pas. » Il lui disait encore : « Guiraud, prends garde ! tu vis comme les dieux ; tu te nourris d’ambroisie : tu manges la moitié dé tes vers ! » Soumet à propos de son gendre, savant qui parlait peu, disait aussi : « C’est un homme de mérite ; il se tait en sept langues. » Le baron Guiraud n’était qu’un pâle reflet de Soumet ; il ne copiait que le poëte. ”
