Résumé

Jean Guiraud L'Inquisition médiévale

« Notre pape ne tue ni n’ordonne qu’on tue personne ; c’est la loi qui tue ceux que le pape permet de tuer et ce sont eux-mêmes qui se tuent en faisant des choses pour lesquelles ils doivent être tués. » De nos jours, on a dit que dans les procès se terminant par l’exécution du coupable, l’inquisiteur n’agissait qu’à la manière d’un expert constatant le crime contre lequel le pouvoir civil avait déjà décrété la mort, et qu’en réalité le responsable de la mort c’était la juridiction qui l’avait ordonnée c’est-à-dire le pouvoir civil.
Source : Gutenberg

Jean Guiraud L'Inquisition médiévale

Enfin, l’Inquisition a été une institution humaine, et comme tout ce qui est humain, elle a évolué. Or l’erreur de presque tous ceux qui la condamnent et aussi de la plupart de ceux qui la défendent est de croire qu’elle fut toujours la même et qu’on peut porter sur elle un jugement d’ensemble, favorable ou défavorable. Tout au plus voit-on quelque différence entre l’Inquisition espagnole, celle de Torquemada, et l’Inquisition du Moyen-Age, celle qu’ils identifient avec saint Dominique et ses Prêcheurs.
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Jean Guiraud L'Inquisition médiévale

« Tout homme en état de péché n’est ni prince temporel, ni prélat, ni évêque, Nullus est dominus civilis, nullus est praelatus, nullus est episcopus. »
Le concile ne la lui prêtait pas à tort, car plus tard, Æneas Silvius Piccolomini la retrouvait chez les Hussites. D’après eux, écrivait-il, quiconque était coupable de péché mortel devenait incapable de remplir n’importe quelle fonction civile ou ecclésiastique, et dans ce cas, la révolte contre lui était « le plus sacré des devoirs. »
Comme celles de Wicklef, les doctrines de Jean Huss devaient déchaîner le désordre et la guerre civile.
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