Résumé

M. Hudry-Menos II. — La Croisade albigeoise et la dispersion

Par le consolamentum, le sectaire entrait dans un état d’âme extra-humain, il devenait un parfait, un pur, mot qui a désigné la secte en général. Tourmenté dès lors par le désir d’atteindre son idéal de perfection, la domination absolue de l’esprit sur la chair, il se livre à un ascétisme dont la rigueur a étonné le moyen âge lui-même. L’idée de mortifier le corps pour sanctifier l’âme n’est pas sortie de l’Évangile. Rien n’est plus contraire à la doctrine du maître, qui a voulu « la miséricorde et non le sacrifice, » que le jeu cruel d’un homme qui se torture lui-même.
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M. Hudry-Menos II. — La Croisade albigeoise et la dispersion

On est confondu d’étonnement en lisant les procès-verbaux de l’inquisition de Toulouse et de Carcassonne. Comment la papauté a-t-elle pu de gaîté de cœur ameuter toutes les mauvaises passions du moyen âge et soulever l’antique barbarie contre des hommes aussi simples, aussi doux, aussi pénétrés de la foi et de la morale du christianisme ? En présence de ces persécutions implacables, acharnées, on s’explique parfaitement que l’idée d’une église satanique et d’un dieu mauvais, vengeur et exterminateur, ait germé dans la conscience indignée de ces malheureux.
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M. Hudry-Menos II. — La Croisade albigeoise et la dispersion

Après les exécutions en masse vient la persécution en détail, après la croisade l’inquisition, c’est l’ordre naturel. Les deux sectes avaient jeté de si profondes racines dans l’esprit méridional, qu’elles n’ont pu en être arrachées par une guerre qui a duré près de quarante années ; tant qu’il y a eu au midi de la Loire un château-fort et un baron indépendant, elles ont soutenu le choc de la persécution. L’esprit national s’était si bien confondu avec l’esprit sectaire que l’un n’a pu être détruit sans l’autre.
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