Résumé

M. Hudry-Menos L’Israël des Alpes ou les Vaudois du Piémont

Les barbes ont été les porte-drapeau de la libre pensée. Quand le monde est courbé sous le niveau de la règle émanée de Rome, ils en appellent à une règle supérieure, à la Bible ; ils la traduisent, la commentent, l’apprennent par cœur et l’opposent à la tradition. Toute la réformation est là ; mais croire que les révoltés antérieurs y avaient lu exactement les mêmes dogmes que les protestans du XVIe siècle, c’est là l’illusion, la grosse illusion.
Il est curieux de voir comment le valdisme renouvelé essaya de démontrer qu’il n’avait pas changé.
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M. Hudry-Menos L’Israël des Alpes ou les Vaudois du Piémont

Il est maintenant passé de mode d’affecter de ne voir dans ce grand mouvement religieux qu’une simple négation et une révolte de la raison. La critique sans parti-pris y trouve au contraire une explosion de foi comme le monde n’en avait pas vu depuis les jours du Christ et de ses apôtres, une affirmation puissante, violente même, sur certaines doctrines de l’Évangile que l’enseignement de l’église avait laissé obscurcir dans la conscience catholique. C’est surtout sur le mode du salut chrétien que la réformation des premiers jours a poussé l’affirmation dogmatique jusqu’à l’exagération.
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M. Hudry-Menos L’Israël des Alpes ou les Vaudois du Piémont

C’est ainsi qu’elle mourut, déjà la proie, ajoute la légende, du ver qui ne meurt point et du feu qui ne s’éteint point. La plupart des grands persécuteurs des vaudois ont laissé des traces profondes dans l’imagination populaire, qui nous les montre éprouvant dès cette vie l’effet des vengeances divines. Ce peuple croyant n’a pu concevoir que Dieu ait laissé vivre et mourir naturellement des hommes qui lui ont fait tant de mal.
C’est sous la pression de ce milieu d’intolérance que le duc signa l’édit de janvier qui refoulait les vaudois dans leurs vallées étroites.
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