Résumé

Joseph Perreau Catinat et l'invasion du Dauphiné… (1892)

Sur le Cluson, l'éperon de Bec-Dauphin, entre Fenestrelle et Pérouse, était la borne historique du Dauphiné; mais au-dessous, Richelieu avait annexé au territoire français tout le reste de la vallée. Il avait reporté la frontière jusqu'à la lisière extérieure des montagnes, jusqu'à la plaine même du Piémont, en donnant à la France la place forte de Pignerol. Concave vers le sud, le Val Cluson enveloppe presque complètement les montagnes des Vaudois. Avec Pignerol au débouché, c'était pour les Français une porte ouverte sur l'Italie, à la barbe du portier des Alpes.
Source : Gallica

Joseph Perreau Catinat et l'invasion du Dauphiné… (1892)

Bouchu, en effet, n'était autre que l'intendant de justice, police et finances de la généralité de Grenoble, c'est-à-dire le chef de toute l'administration civile du Dauphiné. Suivant une excellente coutume de l'ancien régime, quand le roi mettait une armée en campagne, il confiait ordinairement le soin de la payer, de la nourrir, de l'hospitaliser, à l'intendant de l'une des provinces de la base d'opérations, c'est-à-dire à l'homme le mieux placé pour connaître les ressources et, par son aptitude pratique, le plus capable de les mettre en œuvre.
Source : Gallica

Joseph Perreau Catinat et l'invasion du Dauphiné… (1892)

Un homme de guerre de la valeur de Catinat ne pouvait avoir ses conceptions bornées à la sûreté de quelques places, à l'occupation de quelques passages. Si les étroites vallées du versant du Pô ne lui permettaient pas de faire vivre et d'utiliser ses nombreux escadrons, il n'en était pas de même des plaines et des plateaux fertiles en fourrages qui s'étalent à la droite de la Durance par Savines, Chorges, Gap, le col Bayard. Catinat résolut d'y concentrer les chevau-légers et les dragons de son armée qui se trouvaient dispersés dans la Savoie, le Dauphiné et la Provence.
Source : Gallica

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