Résumé

Albert Du Boys Philis de La Charce, ou Une héroïne du Dauphiné au XVIIe siècle (1865)

D'un autre côté, par sa bonté et sa charité, Philis avait acquis une grande influence sur la population de la Charce, sur celle de Nyons et des environs. Ses goûts littéraires ne lui avaient pas fait négliger les exercices du corps, et les paysans de ces montagnes la voyaient souvent parcourir à cheval les gorges les plus profondes et les cols les plus élevés. Une sorte de prestige avait fini par entourer sa personne ; les habitants du pays la regardaient comme un être merveilleux, et professaient pour elle un culte où l'amour se mêlait à l'admiration.
Source : Gallica

Albert Du Boys Philis de La Charce, ou Une héroïne du Dauphiné au XVIIe siècle (1865)

Philis de la Charce ne chercha pas à en triompher, ou du moins elle ne les combattit qu'en menant dans son célibat volontaire une vie retirée, modeste et adonnée aux occupations de son sexe. Elle montra que les âmes grandes et généreuses, capables de vaincre des armées ennemies sur le champ de bataille, savent aussi se vaincre elles-mêmes dans les luttes obscures qu'elles soutiennent chaque jour contre leurs propres défauts.
Source : Gallica

Albert Du Boys Philis de La Charce, ou Une héroïne du Dauphiné au XVIIe siècle (1865)

A la fin du seizième siècle, le célèbre Montbrun, qui faisait aller au prêche à coups de bâton ses vassaux et ses serfs, avait étendu le protestantisme dans une grande partie du Bas-Dauphiné. La population s'était maintenue longtemps dans cette séparation religieuse, grâce à l'influence des principaux seigneurs du pays, tous Calvinistes. De ce nombre étaient les seigneurs de la Charce, qui avaient des terres considérables à Nyons et dans les vallées des environs.
Source : Gallica

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