Auteur : Funck-Brentano et Paul d’Estrée

Résumé

Auteur : Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

Et voici les premiers et charmans journalistes : Mme de Sévigné, Mme de Grignan, Mlle de Scudéry, Mme d’Huxelles, Mme de Maintenon... « Je n’ai pas de plus grand plaisir que de causer avec vous, écrit Mlle Aïssé à Mme Calandrini. J’écris les nouvelles que je sais bien. Je n’aimerais pas à vous mander tout ce qui se dit à Paris. Vous savez, madame, que je hais les faussetés et les exagérations ; ainsi tout ce que j’écrirai sera sûrement vrai. »
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Auteur : Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

On ne connaît pas assez le grand rôle que l’opinion publique jouait dans l’ancienne France : un rôle, sans comparaison aucune, beaucoup plus important que celui qu’elle joue aujourd’hui. « L’opinion publique, dira très bien le comte de Ségur, triomphait de tous les obstacles, »
Marville eut alors la pensée de diriger l’opinion publique par les nouvellistes. Et nous voici en compagnie d’un lieutenant de police qui examine avec attention chacune des feuilles manuscrites soumises à censure, qui l’épluche, la commente, la modifie, l’ampute ou l’allonge
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Auteur : Funck-Brentano et Paul d’Estrée Revue des Deux Mondes

« On ne doit point désapprouver le soin que l’on a d’empêcher le cours des gazettes à la main, qui sont remplies de faussetés. Elles ne font point tant de tort à Paris que dans les provinces, où elles mettent quelquefois les gens bien en peine. » C’est le sujet d’une comédie, le Nouvelliste provincial, où nous voyons toute une famille plongée dans la désolation par une feuille de nouvelles à la main qu’a reçue un ami en villégiature au château.
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