Pierre Clément, La Chambre de l’Arsenal
“ Est-il besoin de dire que les lettres de Mme de Montespan sont loin d’égaler la grâce et le charme incomparables de celles de Mme de Sévigné ? Il est certain qu’on flatte un peu le grand siècle quand on prétend que tout alors, même le style, avait un air d’aisance et de grandeur ; les collections d’autographes protestent par mille exemples. La lettre qu’on va lire, et que Mme de Montespan écrivit au duc de Noailles à l’occasion du remplacement de la comtesse de Soissons, marque assez bien quelle était, au mois de janvier 1680, la situation de Louis XIV entre ses deux maîtresses [12] . ”
