Résumé

Pierre Clément La Chambre de l’Arsenal

Est-il besoin de dire que les lettres de Mme de Montespan sont loin d’égaler la grâce et le charme incomparables de celles de Mme de Sévigné ? Il est certain qu’on flatte un peu le grand siècle quand on prétend que tout alors, même le style, avait un air d’aisance et de grandeur ; les collections d’autographes protestent par mille exemples. La lettre qu’on va lire, et que Mme de Montespan écrivit au duc de Noailles à l’occasion du remplacement de la comtesse de Soissons, marque assez bien quelle était, au mois de janvier 1680, la situation de Louis XIV entre ses deux maîtresses [12] .
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Pierre Clément La Chambre de l’Arsenal

Voilà ce que dévoilent les papiers de La Reynie et de Colbert, les mémoires de l’avocat Duplessis et les lettres de Louvois ; mais de ces révélations, si tristes qu’elles soient, on peut encore tirer une leçon salutaire, et si de telles superstitions et de tels crimes sont loin de notre temps, si les instincts de justice n’ont plus à soutenir aujourd’hui contre les mœurs d’aussi formidables luttes, on aime à reconnaître que nous devons cet avantage aux instincts libéraux, glorieux héritage du grand mouvement du XVIIIe siècle et des principes qu’il a consacrés.
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Pierre Clément La Chambre de l’Arsenal

Chaque pays est sujet, en proportion de la vitalité et des passions qui lui sont propres, à ces secousses qui dans l’ordre moral rappellent l’action des tremblemens de terre dans le monde physique. En France, le règne le plus majestueux et en apparence le mieux ordonné, le plus correct, il faut dire aussi l’un des plus longs, le règne de Louis XIV, n’a pas compté moins de quatre procès, ceux de Fouquet, du chevalier de Rohan, de la marquise de Brinvilliers et de la Voisin, qui ont été de véritables événemens historiques.
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