Résumé

Ernest Jaeglé Madame, duchesse d’Orléans

La femme de mon fils est fausse comme le diable, elle tient de sa mère. Tous les enfans du roi et de Mme de Montespan, — sauf le comte de Toulouse, — sont élevés dans des idées si arrogantes qu’ils s’imaginent être meilleurs et plus haut placés que nous. Mme d’Orléans croit avoir fait à mon fils un honneur, une grâce en l’épousant. Elle ne s’occupe pas un instant de ses enfans. Ils ont pourtant la gouvernante qu’a eue ma fille ; mais celle-ci, Dieu merci, a été bien élevée. Un jour je demandai à la gouvernante pourquoi elle n’élevait pas mes petits-enfans aussi bien que ma fille ?
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Ernest Jaeglé Madame, duchesse d’Orléans

La sagesse de Dieu est infinie comme le Tout-Puissant lui-même ; lui seul par conséquent connaît la cause de tout ce qui nous arrive. Nous devons suivre la raison qu’il nous a donnée, pour le reste le laisser faire et nous soumettre à sa volonté, et parce qu’il a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle [1] , nous pouvons certes être tranquilles et contens ; car, si après cela il nous envoie des malheurs, c’est qu’il veut nous châtier en ce monde, afin que nous ne soyons pas châtiés dans l’autre
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Ernest Jaeglé Madame, duchesse d’Orléans

« C’est l’une des plus grandes douleurs du monde de voir un fils unique se marier contre votre gré. Le mariage de mon fils a gâté toute ma vie et enlevé toute joie de mon cœur. » Elle la détestera jusqu’à la fin de ses jours, et c’est à elle, à la mauvaise éducation qu’elle donne à ses enfans, qu’elle attribuera tous les désordres de l’aînée.
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