“ ALECTON, ATYS, SANGARIDE, CYBÈLE, CELAENUS, MÉLISSE, IDAS, DORIS, TROUPE DE PRÊTRESSES DE CYBÈLE, CHOEUR DE PHRYGIENS. Alecton sort des enfers, tenant à la main un flambeau qu'elle secoue en volant et en passant au-dessus d'Atys.Atys Ciel ! Quelle vapeur m'environne !Tous mes sens sont troublés, je frémis, je frissonne,Je tremble, et tout à coup, une infernale ardeurVient enflammer mon sang, et dévorer mon cœur.Dieux ! Que vois-je ? Le ciel s'arme contre la terre ? ”
Atys
Définition et enjeux
Citations sur “Atys”
“ N'êtes-vous tout-puissantsQue pour faire des misérables ?Cybele Atys, je vous ai trop aimé :Cet amour par vous-même en courroux transforméFait voir encore sa violence : [1045] Jugez, ingrat, jugez en ce funeste jour,De la grandeur de mon amourPar la grandeur de ma vengeance.Atys Barbare ! Quel amour qui prend soin d'inventerLes plus horribles maux que la rage peut faire ! [1050] Bienheureux qui peut éviterLe malheur de vous plaire.Ô dieux ! Injustes dieux ! Que n'êtes-vous mortels ?Faut-il que pour vous seuls vous gardiez la vengeance ? ”
Charles Rollin,
Abrégé de l'Histoire ancienne de Rollin…
(1834)
“ Crésus avait deux enfans, dont l'un, muet de naissance, était pour lui un sujet conti- nuel de douleur; l'autre, nommé Atys, se distinguait par toutes sortes de bonnes qualités entre ceux de son âge , et faisait toute sa consolation ; mais la mort de ce jeune prince, qui fut tué dans une partie de chasse par un seigneur, qui, croyant lancer son javelot contre la bête , le lança contre Atys , causa au roi une douleur qu'on ne saurait exprimer. ”
“ Sangaride Hélas ! J'aime un perfide [690] Qui trahit mon amour ;La déesse aime Atys, il change en moins d'un jour,Atys comblé d'honneurs n'aime plus Sangaride.Hélas ! J'aime un perfideQui trahit mon amour. [695] doris, et idas.Il nous montrait tantôt un peu d'incertitude ;Mais qui l'eut soupçonné de tant d'ingratitude ?Sangaride J'embarrassais Atys, je l'ai vu se troubler :Je croyais devoir révélerNotre amour à Cybèle ; [700] Mais l'ingrat, l'infidèle,M’empêchât toujours de parler.doris et idas.Peut-on changer si tôt quand l'amour est extrême ? ”
“ Sangaride se retire.Cybele parle à Atys.Laissez-nous, attendez mes ordres pour partir,Je prétends vous armer de ma toute-puissance. Scène VII CYBÈLE, MÉLISSE. cybèle.Qu'Atys dans ses respects mêlé d’indifférence !L'ingrat Atys ne m'aime pas ;L'amour veut de l'amour, tout autre prix l'offense, [645] Et souvent le respect et la reconnaissanceSont l'excuse des cœurs ingrats.mélisse.Ce n'est pas un si grand crimeDe ne s'exprimer pas bien,Un cœur qui n'aima jamais rien [650] Sait peu comment l'amour s'exprime. ”
A. Gaspard, Considérations sur les moeurs agricoles et le bonheur de la vie champêtre… (1846)
“ Atys fut bien récompensé de sa tendresse filiale; car il acquit pour le reste de sa vie, la faculté si précieuse d'exprimer ses pensées, et après sa mort, la réputation la plus flatteuse qui puisse honorer la mémoire d'un homme. ”
Guillaume-Emmanuel-Joseph Guilhem de Clermont-Lodève, Recherches historiques et critiques sur les mystères du paganisme… (1817)
“ ATTIS ; ses aventures, I, 85 ; fables à son sujet, 88 et suiv. ; Attis est-il le même qu'Atys de Catule ? 90, note ; né d'un songe impur de Jupiter, 89 ; explication allégorique des aventures d'Attis, suivant Julien, 90 ; rapports d'Attis avec Cadmille et Celmis, 88 ; et avec Adonis, II, 103. ATYS. Voy. Attis. AULIS, nommée Hécatée, par Stace, I, 196. AUTOPSIE, cérémonie des mystères d'Éleusis, I, 377 et note ; confondue par M. de Sainte-Croix, avec la photagogie, I, 379 ”
“ Mais pardonnez à ce que j'aime.cybèle et celaenus.C'est peu de nous trahir, vous nous bravez, ingrats ? [975] atys et sangaride.Serez-vous sans pitié ?cybèle et celaenus.Perdez toute espérance.atys et sangaride.L'amour nous a forcés à vous faire une offense,Il demande grâce pour nous.cybèle et celaenus.L'amour en courroux [980] Demande vengeance.Cybele Toi, qui portes partout et la rage et l'horreur,Cesse de tourmenter les criminelles ombres,Viens, cruelle Alecton, sors des royaumes sombres,Inspire au cœur d'Atys ta barbare fureur. ”
“ Atys Indigne que je suis des honneurs qu'on m'adresse,Je dois les recevoir au nom de la déesse ;J'ose, puisqu'il lui plaît, lui présenter vos vœux : [460] Pour le prix de votre zèle,Que la puissante CybèleVous rende à jamais heureux.choeurs des peuples et des zephirs.Que la puissante CybèleNous rende à jamais heureux. [465] ACTE III Scène I Le théâtre change et représente le palais du grand sacrificateur de Cybèle.Atys seul Que servent les faveurs que nous fait la fortuneQuand l'amour nous rend malheureux ? ”
Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ J’ai dit plus haut que l’Occident ébranlé, disloqué, ne se maintenait plus que par le génie d’Aëtius ; Aëtius lui-même tirait sa force et sa nécessité d’Attila, suspendu vingt ans comme un épouvantail sur le monde romain. Quand cette menace cessa, l’empire et l’empereur respirèrent, et Valentinien n’eut plus qu’un désir, celui d’être délivré aussi d’Aëtius. D’ailleurs la dernière campagne avait bien diminué l’importance du patrice Rome savait maintenant par expérience qu’elle n’avait pas besoin de l’épée pour se sauver, et que la bassesse suffisait. ”
Pierre Corneille,
Œuvres complètes de P. Corneille et de Th…
“ Mais après leur trépas tous ces grands coeurs revivent ; Et pour ne plus souffrir des fers qui les captivent, Chacun reprend sa place et remplit son devoir. La mort d’Aétius te le fera trop voir : Si pour leur maître en toi je leur mène un barbare, Tu verras quel accueil leur vertu te prépare ; Mais si d’un Valamir j’honore un si haut rang, Aucun pour me servir n’épargnera son sang. Attila Vous me faites pitié de si mal vous connaître, Que d’avoir tant d’amour, et le faire paraître. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Attila eut la fantaisie de l'interroger. «Tu es le fléau de Dieu, lui dit le solitaire, et le maillet avec lequel la Providence céleste frappe sur le monde; mais Dieu brise, quand il lui plaît, les instruments de sa vengeance, et il fait passer le glaive d'une main à l'autre, suivant ses desseins. Sache donc que tu seras vaincu dans ta bataille contre les Romains, afin que tu reconnaisses bien que ta force ne vient pas de la terre383.» Cette réponse courageuse n'irrita point le roi des Huns. ”
Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy, La Cour du roi Dagobert : récits et légendes des temps mérovingiens… (1854)
“ Aétius, dont la prudence réglait toutes les résolutions, lui remontra qu'il était difficile et dangereux d'attaquer Attila jusque dans son camp; qu'un ennemi désespéré était à craindre; L'INVASION D'ATTILA 201 que ce prince pouvait trouver dans sa valeur et dans son génie des ressources pour rendre inutiles toutes les attaques; que son camp était bordé de chariots remplis de gens braves et habiles à tirer de l'arc; que si une fois on venait à être repoussés, les vainqueurs perdraient l'honneur et peut-être le fruit de la victoire. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Si un autre de ses petits-fils, Étienne, obtient du pape, avec des bénédictions et des grâces sans nombre, la sainte couronne de Hongrie, ce palladium de l'empire des Magyars, c'est en vertu d'un marché conclu entre Attila et Jésus-Christ, aux portes de Rome, pour la rançon de la ville éternelle et des tombeaux des saints apôtres. Il se peut que ceci soit étrange et nous enlève bien loin de l'histoire dans le domaine de la fantaisie; mais s'il y eut jamais dans la pensée d'un peuple formulant son passé, une idée grande et poétique, c'est bien assurément celle-là. ”
Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy, La Cour du roi Dagobert : récits et légendes des temps mérovingiens… (1854)
“ En parcourant la plaine, il entendit du bruit dans le camp ennemi : c'était le son vif de plusieurs instruments de guerre qu'Attila faisait jouer pour faire illusion ou à ses troupes ou à ses ennemis. Aétius, maître du champ de bataille, fit enlever les morts, et chercher avec soin le corps de Théodoric. Le nombre des morts était de cent soixante-dix mille hommes, dont cent vingt mille et plus de l'armée d'Attila; on trouva enfin le corps du roi des Visigoths : on s'empressa de lui donner les honneurs de la sépulture avec tout l'appareil militaire. ”
P. Christian, Histoires héroïques des Français… (1863)
“ Aétius le suivit, mais à distance. Malgré l'avantage qu'avaient obtenu ses armes, il croyait assez faire pour la gloire et le salut de l'Empire, s'il parvenait à pousser l'ennemi au-delà du Rhin. La ville de Troyes se trouvait sur le passage des Huns. L'évêque Lupus sor- tit au devant d'eux avec son clergé, la croix en lête. « Que veux-tu ? » lui crie Attila, qui, malgré sa férocité, éprouve un respect surnaturel devant la majesté désarmée de ces hommes de paix, et devant le signe inconnu qui les précède. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Un nuage s'est appesanti sur leurs yeux; ils sont aveugles et ne recouvrent la vue qu'au moment où Attila sort de Troyes par la porte opposée437. Dans une des variantes de cette légende, car elle en a beaucoup, l'armée des Huns, en parcourant les rues et les places de la ville, croit cheminer doucement à travers des montagnes et des bois, au milieu de vertes prairies... L'idée du mythe se révèle ici dans toute sa plénitude: le fléau de Dieu, enorgueilli de sa mission de ruine, est enchaîné par le serviteur de Dieu; la bête infernale se courbe sous son dompteur. ”
Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ « Que peut une faible femme contre la puissance des hommes? La cime de l’arbre se sèche quand les rameaux lui sont enlevés, et la plante s’inclinera jusqu’à terre, si vous lui retranchez son tuteur. Règne donc tout à ton aise, Attila, et fais ici tout ce qu’il te plaît. » Attila crut l’avoir calmée: « il eut tort, ce roi prudent, dit le vieux poème scandinave; en se montrant oublieuse et gaie, Gudruna jouait un double jeu.» ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Écoute, Attila, voici ce que te commande le Seigneur Dieu Jésus-Christ. N'entre pas avec ta colère dans la sainte cité, où reposent les corps de mes apôtres; arrête-toi ici et retourne sur tes pas. Quand tu auras de nouveau traversé les Alpes, tu entreras dans la contrée des Croates et des Esclavons; je te la livre, parce que les peuples qui l'habitent ont mérité ma malédiction en s'élevant contre un roi que j'aimais et le faisant périr traîtreusement, car ils ont dit dans leur cœur: Il n'y aura jamais de roi sur nous, mais nous-mêmes nous serons rois. ”
Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ « L’étoile tombe, la terre tremble, je suis le maillet qui frappe sur le monde! » Ici nous voguons à pleine voile dans le mythe : voyons où nous allons aborder. Dans un récit historique sur Attila, j’ai raconté son entrevue avec saint Loup, telle que nous la donnent les actes originaux écrits, à ce qu’on suppose, par un disciple de l’évêque de Troyes. Elle se passe d’une façon toute simple et tout-à-fait probable. Attila, qui se retire précipitamment d’Orléans sur Châlons, suivi de près par Aëtius, franchit la Seine au-dessus de Troyes. ”
Amédée Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Attila observa lui-même les os, et n’y lut que sa prochaine défaite. Les prêtres, après s’être consultés, déclarèrent aussi que les Huns seraient vaincus, mais que le général des ennemis périrait dans le combat. Par ce mot de général des ennemis, Attila comprit qu’il s’agissait d’Aëtius, et son visage s’illumina d’un éclair de joie. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Le héros de l'Orient s'y montre sous un jour tout nouveau et fort inattendu pour nous, Occidentaux. Attila est l'âme des nations hunniques: incarné au peuple hongrois, il revit dans son fondateur Almus, et dans son premier roi chrétien saint Étienne; fléau de Dieu quand les Huns sont païens, il se transforme en patriarche et en précurseur du christianisme quand le jour de leur conversion est arrivé. On voit combien est multiple l'Attila populaire, suivant le siècle et le peuple qui l'ont rêvé ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Avitus, salut du monde, dit-il en abordant le maître du lieu, ce n'est pas pour toi une gloire nouvelle de voir Aëtius te supplier. Ce peuple barbare qui demeure à nos portes n'a d'yeux que les tiens, n'entend que par tes oreilles; tu lui dis de rentrer dans ses cantonnements, et il y rentre ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Entrant alors en matière sans circonlocution, l'eunuque expliqua qu'il s'agissait de tuer Attila. «Si vous parvenez à vous défaire de lui, disait-il, et à gagner la frontière romaine, comptez sur une reconnaissance sans bornes de la part de Théodose; vous serez comblé de plus d'honneurs et de richesses que vous n'en pourriez imaginer.» Si étrange que fût la confidence, elle ne parut point surprendre Édécon, et, après un moment de silence, le Hun répondit qu'il ferait ce qu'on voudrait151. ”
Godefroid Kurth,
Clovis, Tome 1 (of 2)
(1901)
“ Heureusement pour l'Occident, Aétius lui restait. Cet homme de génie fit alors des prodiges d'énergie et d'habileté pour grouper contre le fléau de Dieu toutes les forces de la civilisation et toutes celles de la barbarie. Il semblerait [Pg 189] que ce dut être une tâche facile, car civilisés et barbares avaient les mêmes intérêts à défendre contre les immondes cohortes d'Attila. Mais les hommes qu'il fallait grouper sous les bannières romaines aujourd'hui, c'étaient ceux-là mêmes qu'en vingt rencontres récentes Aétius avait humiliés et écrasés. ”
Gaston Boissier,
Le poète Attius : étude sur la tragédie latine pendant la République…
(1857)
“ Attius le reprit, et il semble que, pour le rendre nouveau et le mieux accommoder au goût des spectateurs, il y avait plus fidèlement introduit les formes des plaidoyers ordinaires. On y voit le fougueux Ajax employer l'ironie d'une manière si conforme à toutes les règles, que les rhéteurs, dans leurs traités, citent le passage comme un modèle du genre : « Je t'ai vu, disait-il à Ulysse, renverser Hector d'un bloc de rocher ; je t'ai vu couvrir de ton bouclier la flotte des Grecs, tandis qu'épouvanté, je conseillais de fuir honteusement 1. » ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ La légende rapproche et oppose deux figures mythiques dont l'action est corrélative, et qui se complètent l'une par l'autre. Ne parlez plus de réalité, ne parlez plus d'histoire; ce n'est plus Loup évêque de Troyes, ce n'est plus Attila roi des Huns, c'est le fléau de Dieu qui, rencontrant un saint sur son passage, voit s'évanouir sa puissance devant une puissance supérieure: l'œuvre de miséricorde a vaincu l'œuvre de justice. ”
Charles Virmaître, Les curiosités de Paris (1868)
“ Comme elle passait pour sainte, les Parisiens l'accablaient d'injures et de mépris. Un jour, Attila, ce Fléau de Dieu, Attila, qui disait : « L'herbe ne croît plus partout où mon cheval a passé ! » Attila, qui répondait au roi Théodose : « Croyez-vous qu'il puisse exister une forteresse! ou une ville, s'il me plaît de la faire disparaître du sol? » arriva, avec cinq cent mille hommes à l'aspect farouche, coiffés d'un bonnet de peau de bête, à peine cou verts d'une misérable tunique, sous les murs de Paris. ”
Gaston Boissier,
Le poète Attius : étude sur la tragédie latine pendant la République…
(1857)
“ Attius y représentait sans doule, au début de l'ouvrage, Atrée fier de son pouvoir et se complaisant à en montrer l'étendue. « C'est moi, disait-il, qui gouverne Argos ; Pélops m'en a laissé le sceptre. Je règne depuis l'endroit où la mer d'Hellé et celle d'Ionie pressent les rivages de l'isthme 2. » On comprend qu'au milieu d'une si brillante fortune et avec cet orgueilleux caractère, Atrée ne put souffrir d'être bravé. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ «Qu'est-ce à dire? s'écrie Attila tout hors de lui. Comparer un homme mortel aux dieux immortels! C'est une impiété dont je ne me rendrai point complice.» Et il ordonne que sans désemparer on brûle, au milieu de l'amphithéâtre, le mauvais poëte et ses mauvais vers456. On se peindra, si l'on peut, le désarroi de la fête: la surprise des spectateurs qui n'osaient remuer et qui eussent souhaité d'être bien loin, les soldats huns chargés de brassées de bois qu'ils amoncelaient dans l'arène, puis le poëte Marullus étendu pieds et poings liés sur le bûcher à côté de son poëme malencontreux. ”
Amédée Thierry,
Histoire d'Attila et de ses successeurs…
“ Le climat, ce fidèle auxiliaire des Italiens contre les invasions du Nord, combattait libéralement pour eux et justifiait bien la prévoyance d'Aëtius. Les Huns se consumaient eux-mêmes; leurs excès avaient amené la famine en même temps que la peste, et déjà la Transpadane ne pouvait plus les nourrir460. Dans cette situation, Attila dut prendre un parti: passer le Pô, marcher sur Rome hardiment, forcer le passage des Apennins, et livrer à Aëtius la bataille que celui-ci semblait fuir, c'était le parti qui convenait le mieux à son orgueil, mais que son armée désapprouvait. ”
