A. Geffroy, De l’Authenticité des lettres de Mme de Maintenon
“ Mme de Maintenon, préoccupée sans cesse de la grande question du salut et de la vie éternelle, est prêcheuse, il est vrai ; personne plus qu’elle n’a commenté le tout est vanité. L’expression des dégoûts et de l’ennui qui accompagnent pour elle une fortune inouïe revient chaque jour sous sa plume. Cependant elle n’est ni sentencieuse ni pédante. Elle peut bien écrire au duc de Noailles : « Il n’y a que Dieu qui mérite d’être servi comme vous servez [6] , » mais non pas, comme le lui fait dire La Beaumelle : « Il n’y a que Dieu qui mérite le sacrifice que votre philosophie fait aux rois. » ”
