P. d’Haussonville

Résumé

P. d’Haussonville Revue des Deux Mondes

Plus on accordera à la préoccupation légitime de le munir, dès l’école, pour la vie professionnelle, plus, du même coup, s’imposera l’obligation de tenir haut son cœur. L’école elle-même ne saurait à elle seule conduire à bonne fin cette œuvre d’éducation ; elle ne fait que préparer le développement des habitudes intellectuelles et morales auxquelles la pratique de la vie donne une direction décisive... C’est à ceux qui exercent quelque influence par la parole, par la plume, par l’exemple, de n’oublier jamais que, telle ils feront cette innombrable jeunesse, tel sera l’avenir du pays.
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P. d’Haussonville Revue des Deux Mondes

« Jamais un visage si spirituel, si touchant, si parlant, jamais une fraîcheur pareille, jamais tant de grâces ni plus d’esprit, jamais tant de gaieté et d’amusement, jamais une créature plus séduisante [11] . » Tant de charmes dans la personne, tant d’éclat dans l’esprit, relevés par une pointe de coquetterie, ne pouvaient demeurer sous le boisseau à une cour comme celle de Louis XIV, alors surtout qu’un peu imprudemment peut-être, Mme de Maintenon l’avait produite sur le théâtre de Saint-Cyr, où elle joua successivement tous les rôles d’Esther.
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Aussi sent-on peu à peu se glisser dans sa vie un ennemi contre lequel il lui faut lutter : l’ennui : « Rien n’est ennuyeux comme ces visites qui filent ; on s’ennuie moins quand on n’attend personne, » et dans une autre lettre : « Je me porte très bien et fais mon possible pour m’amuser : vous n’êtes guère plus gaie où vous êtes, et j’en suis bien fâchée. » Elle prêche en effet Mme de Caylus contre la tristesse : « Surmontez-vous là-dessus, ma chère nièce, la tristesse n’est bonne ni pour ce monde ici, ni pour l’autre. »
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