Résumé

Haussonville La Duchesse de Bourgogne et l’Alliance savoyarde

La glace ne fut pas cependant complètement rompue, et la Duchesse de Bourgogne, malgré tous les soins dont Chevreuse et Beauvilliers l’entouraient, continuait de se méfier un peu d’eux, redoutant même, bien à tort, qu’ils ne prévinssent son mari contre elle, et ne sachant pas, malgré tout son esprit, comme dit avec raison Saint-Simon, « que les effets de la vraie piété, de la vraie vertu, de la vraie sagesse, sont d’étouffer et de cacher avec le plus grand soin et les plus extrêmes précautions ce qui peut altérer la paix et la tranquillité du mariage. »
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Haussonville La Duchesse de Bourgogne et l’Alliance savoyarde

« Si monsieur le Dauphin sait vos dettes, madame, vous devez être tranquille et bien persuadée que son amitié pour vous l’engagera à les acquitter au plus tôt, » ce qui parut calmer la princesse. »
A partir de ce moment, elle ne pensa plus qu’à la mort. A plusieurs reprises elle fit appeler le Père Noël, afin qu’il lui pariât de Dieu ; elle demandait qu’on priât pour elle et qu’on récompensât ses domestiques qui l’avaient si bien servie. Mme de Maintenon se tenait dans la ruelle du lit ; elle pleurait beaucoup. « Oh ! ma tante, vous m’attendrissez, » lui dit la princesse.
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Haussonville La Duchesse de Bourgogne et l’Alliance savoyarde

Leur attitude n’avait pas échappé à la princesse. Le Roi étant passé dans un arrière-cabinet pour donner à manger à ses chiens, elle prit d’une main la duchesse de Saint-Simon, de l’autre la marquise de Levis, deux de ses dames favorites, et elle leur dit : « Avez-vous vu ? Avez-vous vu ? Je sais comme elles qu’à tout ce que j’ai fait et dit il n’y a pas le sens commun et que cela est misérable, mais il lui faut du bruit et ces choses-là le divertissent ; »
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