Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Saint-Simon ou "L'observateur véridique"… (1976)

Le Régent y a ramené le gouvernement du royaume. Il y transforme ce
palais qui n'est plus « royal », mais en garde le nom ; il y satisfait ses goûts et, parmi les moins criticables, ceux qu'il ressent pour la musique, pour la comédie italienne – bannie depuis dix-huit ans, et qu'il rappelle d'urgence –, pour l'opéra où même il se fait auteur. La Ville suit, heureuse, affranchie de l'attraction de Versailles. Une fois pour toutes, Paris redevient le cerveau et le coeur de la France. Dans tout ce que fait l'esprit ou la main, la liberté prend le pas sur la règle, l'agrément sur le faste.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Saint-Simon ou "L'observateur véridique"… (1976)

Qu'il menât une vie de plaisirs et de dissipation n'y faisait pas obstacle en ce temps. Mais à l'âge de trente et un ans, touché par la grâce, il résolut de se donner uniquement à Dieu. Il abandonne tout, sauf son abbaye de la Trappe, y rétablit une règle sévère dont il donne tout le premier l'exemple. Il voudra mourir couché sur la paille et la cendre.
C'est à ce grand spirituel, à cet homme dépris de toutes les vanités de ce monde, que Louis de Saint-Simon, duc et pair de France, obsédé des prérogatives de son état, vouera son attachement le plus profond et le plus inaltérable.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Saint-Simon ou "L'observateur véridique"… (1976)

Excitée, dit Saint-Simon, par le duc et la duchesse du Maine, la noblesse fit des assemblées et répandit des écrits où elle accuse les ducs et pairs de vouloir s'élever au-dessus d'elle, de former un ordre qui lui serait supérieur, et de s'égaler aux princes du sang. « N'espérant par d'être ducs, ils en voulurent éteindre la dignité et rendre égaux tout le monde. Voilà jusqu'où le fanatisme fut poussé. »
Source : Gallica

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