Résumé

Baptiste Capefigue La duchesse de Bourgogne (Marie-Adélaïde de Savoie… (1867)

Versailles et Saint-Cloud sont les seuls châteaux debout des fastes de Louis XIV. Le splendide Marly a été si bien détruit que l'on ne trouve que des marais, des broussailles et des jardins potagers là où se voyaient les douze pavillons brillants dont parle Saint-Simon. Le vieux château de Saint-Germain a disparu : du haut du pavillon de Henri IV on n'aperçoit que les ruines de ces frais réduits où Marie de Médicis venait faire sa sieste italienne.
La civilisation a donné une nouvelle direètion aux intelligences ; le règne de la matière produit ses merveilles.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La duchesse de Bourgogne (Marie-Adélaïde de Savoie… (1867)

Entre toutes les femmes de la fin du règne de Louis XIV, nous avons choisi Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, parce qu'elle brilla d'un éclat particulier par sa grâce, sa gentillesse et son esprit. Elle sut distraire, dominer un roi vieillard que rien ne pouvait plus amuser; elle fut adorée par un jeune mari qui ne partageait pas ses goûts mondains. Le duc de Bourgogne, élève de Fénelon, disciple de Beauvilliers, de Catinat, caractère insignifiant, n'aimait pas les nuits au bal, au jeu, aux promenades vénitiennes sur le canal
de Versailles
Source : Gallica

Baptiste Capefigue La duchesse de Bourgogne (Marie-Adélaïde de Savoie… (1867)

Au château de Saint-Germain, un autre déuil venait d'affliger les dévoués serviteurs des Stuarts. La reine légitime d'Angleterre, comme le disaient les fidèles, issue de l'illustre maison d'Este, mourait avec la ferme religion de son droit. Dans ses plus tristes jours de malheurs et de concessions, Louis XIV n'avait jamais cessé de la saluer comme reine ; il lui donnait la droite dans ses visites, à la comédie, à Saint-Cyr, où Marie d'Esté allait souvent, au milieu des jacobites qui se pressaient autour d'elle, quand les demoiselles de Saint-Cyr chantaient : Dieu sauve le roi (1) !
Source : Gallica

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