Résumé

Auguste Savagner Les Bourbons : histoire de la maison de Bourbon… (1845)

Il est vrai qu'il s'associa, pour cet emploi, Colbert, qu'il nomma contrôleur-général; mais s'il reçut de lui une instruction difficile, tout prouve qu'il étendit, par des conceptions hautes et judicieuses, l'esprit exact, habile et vigilant de l'intendant de Mazarin. Colbert, sous un prince indolent et dissipé, eût pu n'être qu'un homme à ressources; inspiré par Louis XIV, il fut un homme de génie. L'imagination s'étonne des travaux qu'ils accomplirent en quelques années de paix, et même au milieu de plusieurs guerres qu'il fallut soutenir contre la plupart des étals de l'Europe.
Source : Gallica

Auguste Savagner Les Bourbons : histoire de la maison de Bourbon… (1845)

« Voilà le plus honnête homme de France ! » Elle lui donna même, la veille de la mort de Louis XIII, la plus grande marque d'estime : craignant, sur de faux bruits, que le duc d'Orléans ou le prince de Condé ne fissent enlever le dauphin et le duc d'Anjou dès que le roi aurait les yeux fermés, Anne d'Autriche fit venir le duc de Beaufort, lui remit ses fils entre les mains, en présence de toute la cour, et ordonna aux troupes de lui obéir comme à elle-même. Il ne tarda pas à vouloir dominer et à se rendre incommode.
Source : Gallica

Auguste Savagner Les Bourbons : histoire de la maison de Bourbon… (1845)

Un prélat, modèle de vertu, de génie et de piété tendre, attaquait, en chrétien autant qu'en homme d'etat, la
frénésie militaire : c'était Fénélon, archevêque de Cambrai, et précepteur du duc de Bourgogne. Par l'infidélité d'un de ses domestiques, le Télémaque avait paru ; et Fénélon expiait, par un exil dans son diocèse, et par une éternelle séparation d'avec son royal élève, la composition de ce beau livre, où Louis XIV crut voir une satire de son gouvernement. Le duc de Bourgogne se montrait attaché aux principes de la politique toute morale de son instituteur.
Source : Gallica

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