Jules Hardouin Mansart

Définition et enjeux

Georges Daumet Le Château de Saint-Germain-en-Laye… (1905)

Afin de loger le roi, la reine, les princes du sang et toutes les personnes que leurs fonctions obligeaient à les suivre, Jules Hardouin Mansart ajouta à l'édifice de François Ier cinq corps de logis, qui modifièrent profondément l'aspect de la construction ancienne. Le plan, déjà fort irrégulier, le devint encore davantage. Si la façade nord conserva son caractère, deux bâtiments nouveaux, deux ailes la flanquèrent, s'avançant vers les parterres : l'un masqua le donjon, l'autre engloba la tour du nord-est.
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Portrait de Jules Guiffrey Jules Guiffrey La France artistique et monumentale… (1892)

C'est aussi Jules Hardouin Mansart qui donna les plans et dirigea la construction de la chapelle du château, généralement considérée comme un des chefs-d'œuvre de l'architecture du XVIIe siècle.
Ces immenses travaux, rapidement menés à terme, entraînèrent forcément de grosses dépenses. Pendant de longues années, les folles prodigalités de Louis XIV à Versailles devinrent un thème inépuisable de déclamations pour les historiens philosophes et patriotes. Le duc de Saint-Simon avait donné le branle
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Bibliothèque nationale Saint-Simon ou "L'observateur véridique"… (1976)

Ne pas l'oublier en lisant ses impitoyables critiques de l'architecture de Jules Hardouin-Mansart, du parc – bien qu'il aime et loue Le Nôtre, encore un paradoxe –, de la ruineuse fantaisie du château aux douze pavillons. Et ce qui s'y fait, surtout le jeu frénétique dont la mode fait fureur, ne rencontre pas non plus son indulgence. Mais c'était la Cour.
Il y avait aussi les cours : celle du Grand Dauphin à Meudon, Versailles en petit et en moins bien, où il y avait même une espèce de Maintenon ; celle de Monsieur, frère du roi, père du Régent, à Saint-Cloud
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