Résumé

Adolphe Racot,  Le Supplice de Lovelace, par Adolphe Racot (1883)

“ Je l'ai aimé, entends-tu, aimé.
— C'est faux ! s'écria Bernard.
— J'ai aimé M. de Givry ! continua-t-elle avec rage.
- Tu mens !
- J'ai aimé M. de Yérargues !
- Tu mens
— Je suis une femme perdue ! reprit Mme de Sainte-Laure au paroxysme d'une colère farouche.
Je suis indigne de l'amour d'un honnête homme.
Et maintenant tu me connais : relève-toi, écrase-moi à ton tour. Je retrouverai peut-être devant tes insultes l'orgueil qui m'a manqué devant tes larmes.
Bernard se traîna devant elle, éperdu, et avec un élan de joie ardente : — Ah !
”
Source : Gallica

Adolphe Racot,  Le Supplice de Lovelace, par Adolphe Racot (1883)

“ Emporté peu à peu par l'éloquence sonore de sa propre voix, au timbre vibrant et harmonieux, Lapérine trouva l'occasion de broder sur ce thème plusieurs airs de bravoure qui remplirent Clarisse d'admiration et de terreur.
— Ma vie n'est rien ! susurait-il. Mais toi ! que deviendrais-tu si je la perdais ? Et cependant je n'aurais d'autre alternative que de la défendre, au prix de la sienne. Oh! je ne le crains pas ! Mais j'ai
beau le haïr, cet homme, pour que je le tue il faudra qu'il me provoque, qu'il m'outrage profondément.
”
Source : Gallica

Adolphe Racot,  Le Supplice de Lovelace, par Adolphe Racot (1883)

“ De bonne heure, dans les ménages bourgeois, l'enfant est associé à toutes les tristesses comme à tous les bonheurs. La médiocrité des ressources, en obligeant à un logement exigu, rend à peu près impossible le secret des reproches et des récriminations mutuels. L'enfant est doué d'un instinct précoce pour deviner ce qu'il ne comprend pas, lorsque ce qu'il ne comprend pas a pour acteurs les êtres qu'il aime. Jamais Geneviève n'avait, par la moindre réflexion, le moindre mot, paru se douter de l'abîme qui se creusait de plus en plus entre Clarisse et Bouchard. ”
Source : Gallica

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