Adolphe Racot, Le Supplice de Lovelace, par Adolphe Racot (1883)
“ Je l'ai aimé, entends-tu, aimé. — C'est faux ! s'écria Bernard. — J'ai aimé M. de Givry ! continua-t-elle avec rage. - Tu mens ! - J'ai aimé M. de Yérargues ! - Tu mens — Je suis une femme perdue ! reprit Mme de Sainte-Laure au paroxysme d'une colère farouche. Je suis indigne de l'amour d'un honnête homme. Et maintenant tu me connais : relève-toi, écrase-moi à ton tour. Je retrouverai peut-être devant tes insultes l'orgueil qui m'a manqué devant tes larmes. Bernard se traîna devant elle, éperdu, et avec un élan de joie ardente : — Ah ! ”
